background preloader

Chroniques de pingouin

Facebook Twitter

Jeux de mots français. Dépossédé du percepteur (réponse à Raymond Devos) Si l’impayable Raymond Devos se disait possédé du percepteur , monsieur Pingouin lui dirait plutôt qu’il est dépossédé.

Dépossédé du percepteur (réponse à Raymond Devos)

Oui, monsieur Pingouin est dépossédé par le percepteur, parce que ce dernier n’a que faire de son «Épargnez moi !». Recevant cette semaine la bonne nouvelle par courrier électronique, j’apprends que je peux renouveler ma confiance envers la direction générale des impôts . À partir du deux mai prochain, je pourrais à l’image de sept millions d’autres personnes remplir en ligne ma déclaration de revenus.

C’est bien connu, en mai, fais ce qu’il te plaît, choisis entre la version feuille morte et la version électronique. Comme beaucoup d’alcidés, je tire mes revenus du fait que je perçois des royalties. Ces fameuses royalties sont l’œuvre de l’esprit retors de ce lointain ancêtre écossais, Mac Arew, un personnage haut en couleur qui mange désormais les chardons par la racine. C’est appeler à le plumer, à le taxer !

«Comment comptez-vous payer, monsieur Pingouin ? «Bon. Devenir Gris. Devenir gris : une chronique dans laquelle la crise montre son visage à monsieur Pingouin.

Devenir Gris

Lorsque j’ai commencé la rédaction de cette chronique j’ai pensé à Alain Bashung et j’imaginais titrer celle-ci de façon à évoquer sa petite entreprise qui ne connait pas la grise, mais je n’ai pas su être assez Joséphine car en réalité ce beau titre aurait évoqué un sacré bordel, alors que vous êtes tout de même ici chez moi et que la décence me refuse de vous en clore l’entrée si j’ai bien saisi le principe des maisons closes.

Alors si vous en avez assez d’avoir le blues ces temps-ci je vous invite à laisser place à la grise. Et non pas Grease ! Oui, mon cher lectorat, c’est la grise du crédit . Jamais un tel crédo n’aura été aussi peu crédible pour les banques, dont je suis certain que vous demandez à certains de leurs employés si vous pouvez retirer tous vos avoirs de leur établissement, ce à quoi il vous répondent « Oui, bien sûr… » sur un air quelque peu emprunté. Love story. Pendant que les Chinois fêtaient la lune, que le pape faisait la une, que les musulmans poursuivaient leur ramadan, et que le sataniste fêtait Satan, monsieur Pingouin s’interrogeait à nouveau sur les tenants et les aboutissants de cette valeur universelle qu’est l’amour.

love story

Voici donc une chronique dans laquelle monsieur Pingouin n’attend pas la saint Valentin pour encore parler d’amour. J’aime bien badiner de tout y compris de l’amour et de la pesanteur des lois de l’attraction y compris lorsqu’elles ne fonctionnent pas. Un peu d’égocentrisme n’ayant jamais tué personne, je ne vois pas en quoi vous devriez en apprendre plus sur mon auguste personne par le biais d’une sympathique chaîne que par un extrait de mon propre journal intime.

Je me suis toujours dit que l’amour ne saurait se travestir de faux semblants, bien qu’un mystère de la langue française ait décidé de me contredire ; en effet, une fois pluriel l’amour passe pourtant du masculin au féminin. Ah l'amour. Puisque nous célébrons la Saint Valentin, je vous ferai bien la facétie de vous parler du fleuve Amour qui sépare la Russie et la Chine, et qui se jette paisiblement dans la mer d’Ohotsk face à la tendre île de Sakhaline, qui comme vous le savez a donné son nom à une douce variété de rose : la bien nommée saccharose .

Ah l'amour

Ce n’est pas pour jaboter, mais si la vie est un long fleuve tranquille, alors l’amour en est son tourbillon. Ah l’amour, cette valeur et cet acte pourtant universels que les bipèdes s’évertuent à reléguer au second plan dès qu’il existe une bonne occasion de livrer bataille, ou d’ôter la vie à son prochain ou à un autre locataire de la planète bleue. Mais je m’égare, il faut que je parle sans détour des méandres de l’amour que les prétendants et les sentiments empruntent bon gré mal gré pour parvenir à leurs fins.