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La bataille du sperme, actualité Société : Le Point. "S i la loi passe, j'exigerai de récupérer mon dossier et je le détruirai. " Marc*, 52 ans, a donné son sperme au Cecos - Centre d'étude et de conservation des oeufs et du sperme humains - de Caen il y a vingt-cinq ans. Comme il aurait donné son sang. Par pure solidarité avec un couple d'amis stériles, anonymement, gratuitement, et avec la certitude que plus jamais il n'en entendrait parler. " Je ne crois pas aux liens du sang, et on va venir m'informer, un quart de siècle plus tard, que des individus nés de ce don me cherchent ! Si j'avais su...

Ils sont nombreux, comme Marc, à assaillir les Cecos de courriers et d'appels furieux depuis que Rose-lyne Bachelot a proposé une levée partielle de l'anonymat du don et, surtout, une possible rétroactivité. Sibylle, qui avait donné son accord - c'est obligatoire - pour que son époux fasse un don il y a un an, songe sérieusement à interrompre le processus.

" Cavalier seul. . * Les prénoms ont été changés. La nouvelle loi. Un projet de loi qui passe à côté des enjeux essentiels. Cessons d'être des fabricants de trous de mémoire. Le Monde.fr | | Par Muriel Flis-Trèves, psychanaliste, service du professeur René Frydman, hôpital Antoine Béclère, Clamart De qui je viens ? A qui dois-je d'être né ? Questions essentielles que chacun de nous se pose sur son origine, mais auxquelles chacun de nous devrait pouvoir répondre. Or ce n'est pas le cas. De jeunes adultes, nés d'un don de gamètes anonymes, sont privés du droit à la connaissance de leur préhistoire. De quelle femme, de quel homme sont-ils issus ? La loi stipule que le donneur doit demeurer dans l'ignorance de l'identité du receveur, et le receveur de celle du donneur. Cette question de l'anonymat du don de gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) revient en force avec l'imminence, en principe d'ici la fin 2010, de la révision des lois de bioéthique.

Rappelons que depuis 1994, le don d'ovocytes est régi par le principe de l'anonymat qui reprend la règle en vigueur pour le don de sperme, elle-même appuyée sur les limitations du don de sang. La levée de l'anonymat est une erreur. Le Figaro - Santé : Don de sperme : la levée  de l'anonymat divise. La levée partielle de l'anonymat dans le cadre du don de spermatozoïdes ou d'ovocytes continue de diviser, en dépit de la modification inscrite dans le projet de loi. Entre protection de l'anonymat et quête des origines, le débat risque d'être houleux au Parlement. Depuis 1973, quelque 50.000 enfants sont nés en France d'un don fait dans notre pays. Difficile de les connaître, d'autant que «la plupart des couples maintiennent le secret sur leur mode de conception», indique une équipe de chercheurs dans un ouvrage collectif dirigé par Pierre Jouannet et Roger Mieusset. En réalité, seule une poignée de jeunes issus d'un don cherchent à connaître la vérité sur leurs origines.

Notamment par le biais d'association comme Procréation médicalement anonyme, dirigée par Pauline Tiberghien, qui compte 85 jeunes adultes nés d'un don. «Une grande souffrance» Sophie est né d'un don de sperme il y a vingt-cinq ans. » Don de gamètes: «l'anonymat du donneur sera respecté» Sciences : Bachelot : «L'anonymat du donneur sera respecté» Le projet de loi sur la bioéthique sera exposé par Roselyne Bachelot au Conseil des ministres ce mercredi. Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, doit présenter ce mercredi matin le projet de révision de la loi bioéthique de 2004 devant le Conseil des ministres.

Une étape clef avant les discussions parlementaires, attendues début 2011. LE FIGARO. - L'une des innovations majeures est d'offrir aux enfants nés d'un don de gamètes la possibilité d'accéder à leurs origines. Quelles seront les modalités pratiques? Roselyne BACHELOT. - Je tiens à rappeler que ce sont les parents qui sont détenteurs du secret des origines, et qui décident de révéler ou non à leur enfant qu'il est issu d'un don de gamète, spermatozoïde ou ovule. Avec ce système, d'anciens donneurs craignent d'être recontactés. La loi ne sera pas rétroactive donc les anciens donneurs n'ont pas à redouter de recevoir un courrier. Une autre nouveauté est la possibilité de dons croisés d'organes, de quoi s'agit-il? Don de sperme : l’anonymat levé.

Victoire pour les uns, dangereuse dérive pour les autres, le projet de loi sur la bioéthique validé mercredi en Conseil des ministres divise. Principal sujet de discorde, la mesure permettant de lever partiellement l’anonymat des donneurs de sperme. Si le texte présenté mercredi par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, est adopté par le Parlement, il permettra en effet aux enfants nés après une insémination artificielle par don de sperme (IAD) de connaître certaines caractéristiques de leur géniteur. L’âge, l’état de santé, les caractéristiques physiques, et éventuellement la situation familiale et la catégorie socioprofessionnelle, pourront être connus. Le texte va même plus loin car il prévoit, si le donneur y consent, de lever complètement l’anonymat et de permettre l’identification du donneur. Le gouvernement explique que ce texte « permet une meilleure prise en compte de l’intérêt de l’enfant »

. « Donner son sperme ce n’est pas donner son sang » Chute des dons. Don de sperme - "Moi, j’ai deux pères…" De l’avis de tous, Raphaël Molinat ressemble beaucoup à sa mère. En fait, Raphael Molinat ne ressemble qu’à sa mère. Né d’un don de sperme le 10 octobre 1976, cet avocat spécialisé en droit médical a appris son histoire à l’âge de 26 ans. « A l’époque, les inséminations artificielles en étaient à leurs balbutiements et personne n’expliquait aux parents, comme on le fait aujourd’hui, l’importance de révéler ses origines à un enfant. » Imposé par son père, qui craignait que l’on confonde stérilité et impuissance, ce secret empoisonne la jeunesse de Raphaël. « Quelque chose n’était pas clair, je le sentais », se souvient-il.

Il s’appuie sur des indices, comme la façon très médicale dont sa mère lui explique la procréation. « Quelle maman parle de gamètes et de chromosomes à un gamin ? Un acte d’amour et de désir Raphaël va si mal qu’il entame une psychanalyse à l’âge de 16 ans. Aujourd’hui, l’enfant a grandi et milite à l’association PMA, dont il est le vice-président. Dons de gamètes : petite ouverture sur l’anonymat. C’est aujourd’hui que Roselyne Bachelot présente au Conseil des ministres le projet de loi de révision des lois sur la bioéthique. «Ce n’est pas un bouleversement, nous apportons juste quelques aménagements essentiels», a-t-elle l’habitude de dire au sujet de son texte. Ainsi le refus de légaliser les mères porteuses est maintenu ; on limite toujours le recours à la procréation artificielle aux couples hétérosexuels ; et les fécondations post mortem restent prohibées.

Principe. Pour autant, cela bouge sur une question très sensible : l’anonymat des dons de sperme ou d’ovocytes. En France, la règle de l’anonymat restait absolue. Il est ainsi écrit dans le projet de loi : «Le donneur est informé, avant le recueil du consentement, de la possibilité pour tout enfant conçu à partir des gamètes d’un tiers donneur de demander à sa majorité d’accéder à certaines données non identifiantes, relatives au donneur et, sous réserve du consentement exprès de celui-ci, à son identité.» Rassurer.