Plan Démographie Médicale - Pourquoi un Plan Démographie Médicale ? La Démographie Médicale Française semble aujourd’hui satisfaisante pour la majorité de la population. Un rapport de la DREES (Direction de la Recherche des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques) de Juin 2011 estime en effet que 95% de la population a accès à un soin de proximité en moins de quinze minutes.
Cependant la démographie médicale française est sur la pente descendante : il n’y a jamais eu autant de médecins en France, mais la gestion catastrophique du Numérus Clausus jusqu’ici conduira à une diminution de ce nombre dans les prochaines années, avant de revenir à un niveau globalement semblable dans une vingtaine d’années. Les jeunes s’installent de plus en plus dans les villes à Centre Hospitalo-Universitaire (CHU) et désertent petit à petit les zones plus éloignées. Enfin, la population vieillit. Les pathologies se multiplient et évoluent vers la chronicité et nous aurons donc besoin de plus de soignants à l’avenir. 1. 2. 3. 4. 5. Faut-il forcer un médecin à s’installer dans un désert médical ? Gérard, médecin de campagne à Redon (Loiret), avec une patiente (Audrey Cerdan/Rue89) Le témoignage d’Alexis Rybak, étudiant en médecine, a suscité presque 700 commentaires. Parmi les points qu’il abordait dans son article, la question de la liberté d’installation des médecins a fait débat.
Alexis Rybak la défend : « Il faut rappeler qu’un médecin, s’il fait un clinicat, s’installe dans le privé à 30 ans minimum et à 35 ans maximum. Sachant que beaucoup de médecins sont en couple avec un autre médecin, comment débuter une vie de famille avec sa femme en Bretagne pendant cinq ans alors qu’on est en Seine-Saint-Denis ? Comment accepter d’aller dans une région que les autres sont en train de déserter pour de nombreuses raisons, dont l’absence d’infrastructures ?
Il y aura un médecin, mais pas de cinéma, pas de bureau de poste, pas d’école, pas de commerces...Et le réseau de soins sera incomplet : il manquera les infirmiers et aides-soignants, les pharmaciens, les kinésithérapeutes… » Accès aux soins - La carte de la fracture sanitaire. Protocole Analyse réalisée à partir des données publiques de l’Assurance maladie sur la localisation et les tarifs des médecins de 4 spécialités (généralistes, gynécologues, ophtalmologistes, pédiatres) relevées, au cours du 3ème trimestre 2012, sur www.ameli-direct.fr . Le tarif retenu a été celui le plus souvent facturé par le médecin pour une consultation simple. Parallèlement, la population de chaque commune a été retravaillée pour tenir compte de la demande de soins spécifique des différentes tranches d’âge, et ce pour chaque spécialité étudiée. Par ailleurs, nous avons tenu compte, pour chaque commune, des praticiens installés jusqu’à 30 minutes de route pour les généralistes, et jusqu’à 45 minutes pour les spécialistes.
Ces éléments ont permis de définir une densité de médecins disponibles pour 100 000 habitants. La définition que nous avons retenue pour les déserts médicaux est particulièrement favorable aux médecins. Mes réponses à vos idées reçues sur les médecins. Déserts médicaux, dépassements d’honoraires, études payées par l’Etat : un étudiant en dernière année de médecine répond aux critiques. Tribune Etudiant en dernière année de médecine, je souhaite répondre à certains arguments avancés, particulièrement dans les commentaires de Rue89, par les défenseurs de la loi réglementant les dépassements d’honoraires et sur la liberté d’installation.
Qu’on soit pour ou contre, certains points méritent d’être clarifiés. J’ai tenté ici de répondre aux idées reçues les plus fréquemment rencontrées. Ce texte n’engage bien sûr que moi. « Les dépassements d’honoraires coûtent cher à l’Etat » Directement, les dépassements d’honoraires ne coûtent pas un centime à l’Etat. Ils sont nés d’un côté de la volonté des médecins d’avoir des revenus confortables, et de l’autre du désengagement de l’Etat. Ces revenus sont à confronter : Certains médecins facturent des dépassements abusifs, la majorité des médecins le reconnaissent. La vérité est certainement entre les deux. Déserts médicaux : le gouvernement a-t-il trouvé l'arme absolue ? Non résolu par loi « Hôpital, patients, santé, territoires » (HPST) votée en 2009, le problème du développement des déserts médicaux est-il en passe d?
Être réglé. Vendredi, dans le cadre de l? Examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2013, les députés ont voté la création du contrat de praticien territorial de médecine générale. Une entrée en vigueur programmée en 2013 Ce contrat devrait entrer en vigueur dès 2013. Il doit permettre à de jeunes médecins de s'installer dans des zones médicalement sous-dotées en leur garantissant des revenus pendant deux ans. Pour lutter contre les déserts médicaux, tristement symbolisé par le drame récent de Figeac, la loi HPST prévoyait plusieurs leviers parmi lesquels la « filiarisation » des étudiants en médecine, le contrat santé solidarités, le contrat d?
Un dispositif largement étendu par les députés Pour attirer le maximum de praticiens, le gouvernement a soutenu plusieurs initiatives parlementaires.