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Cannes 2015

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The Sea of Trees, de Gus Van Sant: la daube de la compétition. Cannes 2015 Existe-t-il deux Gus Van Sant?

The Sea of Trees, de Gus Van Sant: la daube de la compétition

Quelqu'un a-t-il usurpé l'identité de l'auteur de « Gerry »? On ne peut manquer de se poser la question en regardant « The Sea of Trees » tant il est impossible d'y reconnaître le réalisateur palmé de « Elephant ». C'est un peu comme si Modiano se mettait à écrire comme Marc Levy ou Alain Ducasse à cuisiner chez MacDo. Mais où est passé Gus Van Sant dans ce « Sea of Trees »? En attendant, le film ne prend jamais car on ne croit ni à la situation, ni aux personnages réduits à l'état de clichés. Woody Allen, le 7e art de se distraire en attendant la mort. Cannes 2015 C’est avec une affolante légèreté, celle des tenues d’été d’Emma Stone dans cet "Irrational Man", que Woody Allen met en scène son 46e film aux accents pourtant très dostoïevskiens.

Woody Allen, le 7e art de se distraire en attendant la mort

Un professeur de philosophie (Joaquin Phoenix) connu pour électriser son auditoire et subjuguer les étudiantes, est invité pour un semestre dans une petite université de la côte Est. La réputation est en bien meilleur état que l’homme qui ne croit plus guère à ce qu’il enseigne et dont la libido s’est barrée depuis que la dépression lui tient compagnie au bord du vide de son existence. Toutefois, après quelque temps, une étudiante (Emma Stone) qui le fréquente assidûment croit lui avoir rendu le goût de vivre. En fait, le hasard a fourni à notre professeur un destin, un sens à son existence : venir secrètement en aide à une mère effondrée à la perspective de perdre la garde de ses enfants.

La suite à découvrir dans la Sélection LaLibre.be (seulement 4.83€ par mois) "La loi du marché": un film lumineux. Cannes 2015 Comment vivaient des millions de gens en 2015 ?

"La loi du marché": un film lumineux

Comment vivait Monsieur Tout-le-monde ou plutôt Monsieur De-50-ans-qui-a-perdu son emploi ? Parce que son entreprise a rationalisé, délocalisé, fusionné, pris son bénéfice… Quand on se posera la question en 2115, “La loi du marché” de Stéphane Brizé (Je ne suis pas là pour être aimé) pourrait être un bon choix. On fait la connaissance avec Thierry dans le petit bureau de son conseiller du pôle emploi. Quelques instants sincères avec Vincent Lindon. "Youth" de Paolo Sorrentino: avec le temps. Cannes 2015 Ce qui est beau dans un film de Sorrentino c’est le silence après le dernier plan.

"Youth" de Paolo Sorrentino: avec le temps

On voudrait qu’il dure longtemps, très longtemps, comme une émotion infinie. Mais à Cannes, rien ne dure, un film chasse l’autre, un spectateur bouscule l’autre. Ce silence, c’est pas du Mozart mais c’est de la musique quand même, une musique qui s’écoute avec les yeux. Ouverture: un hôtel suisse, grand, classieux, thermal, lové dans une vallée de carte postale. On ne sortira pas de cet hôtel, il est trop beau, mi-ancien et mi-contemporain. Paolo Sorrentino doit aimer les hôtels. Un film de Sorrentino, ça marche comme cela. On aime certains films car ils vident le cerveau, d’autres parce qu’ils le remplissent.

"Le tout nouveau testament": l'évangile selon Jaco. Jaco Van Dormael: "Je n'ai aucun plaisir à choquer ou à ne pas choquer" Cannes 2015 Rencontre avec Jaco Van Dormael qui présente Le tout nouveau testament dimanche à Cannes.

Jaco Van Dormael: "Je n'ai aucun plaisir à choquer ou à ne pas choquer"

Vingt-quatre ans après "Toto le héros" et vingt ans après "Le huitième jour", Jaco Van Dormael revient dans la ville qui l'a vu naître cinématographiquement. Et ce, pour présenter ce dimanche "Le tout nouveau testament", une comédie emmenée par Benoît Poelvoorde, François Damiens, Catherine Deneuve et Yolande Moreau.

Un événement qui ne le perturbe pas une seule seconde. "Je ne crois pas avoir jamais été stressé de ma vie", lâche-t-il benoîtement. A découvrir dans notre Edition Abonnés, à partir de 4.83€/mois. Dix minutes de standing ovation pour Jaco Van Dormael à Cannes. Cannes 2015: un palmarès complètement tamoul. Galerie de photos : EN IMAGES: "Marguerite et Julien" de Valérie Donzelli. Festival de Cannes : Voici les films en compétition. Cannes 2015 Une vingtaine de films, dont "Carol" avec Cate Blanchett, "Youth" avec Rachel Weisz, "The Lobster" avec Colin Farrel, ou "The Sea of Trees" avec Naomi Watts seront en lice en mai pour la Palme d'or du 68e Festival de Cannes, en France, ont annoncé jeudi les organisateurs.

Festival de Cannes : Voici les films en compétition

Parmi les autres longs métrages en compétition pour la Palme d'or entre les 13 et 24 mai figurent "Sicario" du Canadien Denis Villeneuve avec Benicio del Toro en tueur à gages, "Shan He Gu Ren" du Chinois Jia Zhang-Ke, "Mon roi" de la Française Maïwenn, et "Mia Madre" de Nanni Moretti.

La France (quatre films), l'Italie (trois films) et l'Asie sont particulièrement bien représentées, à l'inverse de l'Amérique latine, absente de la section "Compétition". Outre "The Sea of Trees" de Gus Van Sant, une rencontre de deux hommes au Japon, l'Amérique du Nord sera représentée par "Carol" de Todd Haynes, une histoire d'amour entre deux femmes dans le New York des années 50. Retour de Woody Allen hors compétition. "Sleeping Giant": les 400 coups. Cannes 2015 L'été au bord du Lac Supérieur, au Canada.

"Sleeping Giant": les 400 coups

Dans une nature sauvage et luxuriante, trois ados traînent leur ennui et leurs hormones. Adam (Jackson Martin), le réservé, provenant d'un milieu aisé, rencontre les cousins Riley (Reece Moffett) et Nate (Nick Serino), qui sont élevés par leur grand-mère. Nate n'est jamais en reste d'un mauvais coup, d'une équipée folle. "Les Cowboys": la famille brisée. Cannes 2015 C’est à un voyage de deux heures et une quête de près de vingt ans que Thomas Bidegain, ancien producteur, scénariste patenté et désormais réalisateur invite dans son premier film.

"Les Cowboys": la famille brisée

Le titre indique la référence : le western et, plus précisément « La prisonnière du désert » de John Ford et « Nevada Smith » d’Henry Hathaway dont le scénario opère la synthèse. "Les deux amis" : Les caprices de Mona. Cannes 2015 Dans l’ordre : Clément, le figurant de cinéma paumé (joué par Vincent Macaigne, le comique de service du cinéma d’auteur frenchie, la version) craque pour Mona (Golshifteh Farahani), qui vend des sandwichs gare du Nord avant de sauter dans le train qui la ramène entre quatre murs (dont la nature est la surprise de la toute première scène, plutôt bluffante).

"Les deux amis" : Les caprices de Mona

Face au refus de cette dernière, le meilleur ami de Clément, Abel (Garrel), tombeur de ses dames, écrivain raté, pompiste de gagne-pain qui drague les grandes blondes dans les décapotables au débotté, tente de jouer les entre-metteurs avant d’essayer de dissuader Clément de se fourvoyer dans son illusion amoureuse. On devine évidemment ce qui va arriver... Sautet en aurait fait un drame. Lelouch des chabadabadas. Garrel ne manque pas d’idées dans sa mise en scène - ni dans son montage, inventif et narratif à la fois, assuré par Joëlle Hache, collaboratrice régulière de Patrice Leconte et Miche Blanc .

"Green Room": une nuit en enfer. Cannes 2015 Révélé à la Quinzaine des Réalisateurs il y a deux ans avec son deuxième film, « Blue Ruin », l’Américain Jeremy Saulnier rempile cette année avec « Green Room ».

"Green Room": une nuit en enfer

L’analogie colorée des titres tend à les associer en un diptyque rouge sang. Dans « Blue Ruin », un SDF se lançait dans une équipée vengeresse sur les traces de l’assassin de ses parents - cavale qui partait rapidement en vrille. Au coeur du récit, Macon Blair, ami et acteur fétiche du réalisateur, signait une prestation remarquable en homme ordinaire dépassé par la portée de ses actes. Jeremy Saulnier, avec trois dollars six cents, signait lui un récit d’une impeccable linéarité, sans gras, plein de fureur et de second degré.

A la surenchère vengeresse du premier, répond cette fois un « survival » aux prémices joyeusement délirantes. Mais c’est surtout Jeremy Saulnier qui tire son épingle de ce jeu de massacre qui ose tout et surprend. A Perfect Day, crise humanitaire. "Maryland": La nuit du chasseur. Mad Max:Fury Road : fast(e) & Furiosa... "Les Anarchistes": l'infiltré. Cannes 2015 D'Elie Wajeman, on se souvient avoir découvert à la Quinzaine des Réalisateurs d'"Alyah", en 2012, mi-drame, mi-thriller sur fond de voyage de retour en Israël (l'alyha du titre) d'un jeune juif parisien. Trois ans plus tard, le jeune réalisateur français revient en ouverture de la Semaine de la Critique avec une deuxième long métrage, "Les Anarchistes", porté par deux autres enfants chéris de Cannes, Tahar Rahim et Adèle Exarchopoulos.

Le premier incarne Jean, un jeune agent de la paix recruté par un officier pour infiltrer un groupe d'anarchistes. Nous sommes à la fin du XIXe sècle. Jean, orphelin, fils de Communard débrouillard, se fiche de la politique et veut simplement s'en sortir. S'acquittant d'abord consciencieusement de sa mission de renseignement, Jean succombe peu à peu aux charmes effrontés et à l'intégrité déterminée de Judith (Exarchopoulos), la maîtresse d'Eugène. Réalisation : Elie Wajeman. Philippe Garrel, la jalousie, encore. Cannes 2015 "L'ombre des femmes", c'est un peu la métaphore du cinéma de Philippe Garrel.

Jérémie Renier: "Il fallait me voir et me croire en capitaine, moi le premier" Cannes 2015 Jérémie Renier sur la Croisette, c'est une bonne habitude, vieille presque... vingt ans déjà. La carrière du comédien belge a été lancée ici, en 1996, avec "La Promesse" des frères Dardenne, à la Quinzaine des Réalisateurs. "Il y avait encore les Hots d'or (les prix du cinéma X, NDLR) et c'était l'époque des premiers téléphones portables"se souvient-il (en pianotant sur le sien, dernier cri...). Jérémie Renier avait tout juste quinze ans et "le sentiment que c'était un monde de fou". La délicieuse mise en bouche de Naomi Kawase. Cannes 2015 "An", dixième long métrage de Naomi Kawase, a la saveur de la gâterie culinaire qui lui donne son titre. La "an" est cette pâte confite de haricots rouges dont sont friands les Japonais et avec laquelle on fourre les dorayakis, petites crêpes épaisses. Plaisir cinéphile d'autant plus grand que l'ancienne Grand Prix du Festival de Cannes (en 2007, avec "La Forêt de Mogari") revient cette année non pas en compétition mais à Un Certain Regard, section dont la singularité des choix sied bien au cinéma de la Japonaise.

Sentaro en vend dans une petite échoppe qui lui permet de rembourser ses dettes. Mais, incapable de préparer correctement la "an", il accepte un jour d'embaûcher Tokue, une femme de 76 ans aux doigts atrophiées mais véritable cordon bleu. Il se dégage de "An" comme de tous les films de Kawase une douceur profonde et communicative. Mustang, le plus beau film de la Quinzaine des Réalisateurs. Cannes 2015 Lale et ses quatre sœurs sont orphelines, entre 11 et 18 ans. Elles grandissent dans une petite localité dans le nord de la Turquie. Un après-midi, sortant du lycée, elles jouent avec un groupe de garçon à la plage. Moment d'innocence, mais qui fait grincer des dents chez les bigotes du village qui y voient une débauche lubrique.

Sous la pression de la rumeur, leur grand-mère pique une colère à leur retour, qui n'est rien comparée à celle de l'oncle qui a leur charge. "Mustang" est l'un des plus beaux films des sections parallèles cannoises de cette année, une de ces surprises que réserve la Quinzaine des Réalisateurs chaque année. La réalisatrice Deniz Gamze Ergüven use d'un style mêlant cinéma vérité et contemplation, pour mettre en scène cette chronique d'une résistance juvénile et féministe portée par un quintet de jeunes actrices extraordinaires - plus rayonnantes les unes que les autres, totalement naturelles.

"Je suis un soldat": Louise Bourgoin a des chiens. Cannes 2015 Sandrine (Louise Bourgoin) n’a plus ni boulot ni appartement. "Ni le ciel ni la terre": le mystère du poste nord. Tarantula ou la prime à l'audace. Cannes 2015 : ce qu'il faut savoir de la Semaine de la Critique. Pierre Lescure à Cannes: la voie Canal. Charlotte Vandermeersch, une journée dans la vie d’une V.I.P. à Cannes. "The Office": une mise en scène et un thriller puissants. Cannes 2015. Cannes : les bonnes recettes du cinéma coréen. Thomas Bidegain, prophète de Cannes. Cannes 2015: un palmarès complètement tamoul. "The Other Side": La face cachée de l'Amérique. Cannes intime et universel à la fois. Vidéo - Festival de Cannes 2015 Jour 1 - La Tête Haute. Vidéo - Festival de Cannes 2015 Jour 1 - Mad Max.

Vidéo - Festival de Cannes 2015 Jour 2 - An. Vidéo - Festival de Cannes 2015 Jour 2 - Le conte des contes. Vidéo - Festival de Cannes 2015 Jour 3 - Le fils de Saul. Vidéo - Cannes Jour 3 Les Anarchistes Elie Wajeman Tahar Rahim Adèle Exarchopoulos. Vidéo - Festival de Cannes 2015 Jour 4 - Sleeping Giant. Vidéo - Festival de Cannes 2015 Jour 5 - Lobster. Vidéo - Cannes Jour 5 - Le Tout Nouveau Testament. Vidéo - Cannes Jour 7 - MUSTANG de DenizGamze Ergüve.

Les blondes belges des Coréens cannois. Cannes: 10.000 euros l'entretien avec Woody Allen. Cannes 2015 C'est une réalité méconnue du public et un secret de Polichinelle entre professionnels : dans les grands festivals, les entretiens avec réalisateur et comédiens se monnaient. A Cannes, cette année, la place à une table ronde - même pas un tête à tête - avec Woody Allen se négocierait jusqu'à 10 000 euros ! La moyenne est plus modeste mais néanmoins considérable : entre 1000 et 2000 euros, même pour des personnalités confidentielles. Ce ne sont pas les journalistes, ni leur rédaction, qui paient ce "junket fee" comme on l'appelle, mais les distributeurs de films. La somme est versée aux sociétés de relations publiques qui n'en sont pourtant pas à l'origine, ni même les bénéficiaires principales,comme nous l'a expliqué Brigitta Portier, attachée de presse belge (Cinéart et Alibi Communications).

Cumulés, ces montants peuvent atteindre jusqu'à 70 000 euros pour le film d'un réalisateur européen en début de carrière. Cannes 2015 : ce qu'il faut savoir de la section Un Certain Regard. Cannes 2015. Cannes 2015 : ce qu'il faut savoir de la Semaine de la Critique. Cannes 2015 : ce qu'il faut savoir sur la Quinzaine des Réalisateurs. Festival de Cannes : voici d'où viennent les films en compétition.