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Littérature mexicaine

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La littérature mexicaine au carrefour de trois cultures. La littérature mexicaine. La fascination que le Mexique exerce sur l’imaginaire des hommes ne se dément pas alors même que les choix politiques, sociétaux et économiques qui y sont pris lui font perdre une grande partie de sa spécificité.

La littérature mexicaine

Quant à l’autre, cette infime part de mexicanité incompressible, insoluble dans le yankisme, elle continue de déplacer des foules de touristes, d’aventureux voyageurs, de missionnaires tiers-mondistes, de littérateurs en demande d’hallucinations, de mystiques en quête de visions, d’anthropologues cherchant à y vérifier la justesse de leurs théories et de désespérés voulant donner quelque panache à leur fin. La liste est longue des Artaud, Lowry, Lawrence, Michaux, Bierce, Traven, Le Clézio... Tout ce que l’on peut lire de littérature autochtone confirme ce que les relations de voyages et les études gringas soulignent : tout Mexicain se sent Indien. La ville dans la littérature mexicaine, effritements, pouvoirs et mensonges. La littérature mexicaine est comme la maison mexicaine, en général tournée vers l’intérieur.

La ville dans la littérature mexicaine, effritements, pouvoirs et mensonges

Elle regarde son propre environnement, poussée par la volonté d’en déchiffrer les secrets et les troubles. Comme ce fut le cas dans de nombreux pays, le passage d’un monde rural à un monde urbain caractérise cette société au XXème siècle ; au cours des années 50 les derniers feux de la campagne brillent encore dans des chefs d’oeuvre comme Al filo del agua de Agustín Yáñez ou chez Rulfo et Arreola. Avec La región más transparente, Carlos Fuentes impose Mexico comme espace incontournable de ses obsessions, lui offrant non seulement le rôle de scène vertigineuse mais aussi une présence qui fait de cette capitale un être vivant, un protagoniste de sa fiction. La ville est l’espace du secret et du mensonge. Cela se voit clairement quand on se penche sur le roman de la Révolution. Desde el avión ¿Qué observas ? Et termine ainsi son poème : La littérature mexicaine: des livres sans lecteurs.

De notre envoyée spéciale Vraie ou pas, l'anecdote est devenue légendaire: André Breton, qui a passé plusieurs mois au Mexique en 1938, pour y donner une série de conférences, décide de se faire réaliser une bibliothèque sur mesure, par un menuisier mexicain.

La littérature mexicaine: des livres sans lecteurs

L'écrivain français s'applique donc à crobarder une esquisse du meuble, en perspective, autrement dit avec trois pieds seulement visibles sur le papier. Et l'artisan de confectionner une bibliothèque avec... trois pieds seulement! La littérature mexicaine perd son vernis. LE MONDE DES LIVRES | • Mis à jour le | Par Philippe Ollé-Laprune Pendant longtemps, la littérature mexicaine a été placée sous le signe de la fidélité : la parole écrite respectait les aînés, la tradition et les valeurs d'un pays plongé dans son propre mystère.

La littérature mexicaine perd son vernis

Même si les vertus prêchées par la Révolution s'essoufflaient, comme le montrent les premiers romans de Carlos Fuentes, c'est bien plus tard que sa littérature va être bouleversée par les idées liées à l'émergence d'une société différente. Prenons la date de 1985, qui marque le début de la mobilisation de la société civile et l'avènement d'une nouvelle mentalité porteuse de créations distinctes de celles que le passé avait proposées. Le temps des désillusions et du désenchantement est arrivé ; les héros sont devenus communs et les fictions s'alimentent d'une actualité qui invite à la critique, à l'angoisse, à la colère. Quid de la dimension géographique ? Signe des temps ? La littérature indienne mexicaine. La littérature mexicaine s'est nourrie des traditions littéraires indigènes en particulier du náhuatl et du maya qui constituent les cultures qui ont le plus influencé la construction du nationalisme mexicain.

la littérature indienne mexicaine

Depuis sœur Juana Inés de la Cruz, qui a même écrit en nahuatl jusqu'à Octavio Paz avec « Semillas para un himno » la tradition littéraire náhuatl est présente dans leurs œuvres. Dans le sud du Mexique où sont situés les populations d'origine maya on observe aussi cette situation à travers des figures comme Rosario Castellanos et Efraín Huerta. C'est sans doute dans le Nord du pays que les cultures indigènes ont eu peu d'influence sur l'espagnol et par conséquent sur la littérature. Cest dans ces régions proches des États Unies qu'environ 10 langues indigènes connaissent un risque important de disparition. Le Mexique actuel ne se conçoit pas sans sa diversité culturelle, l'idée d'un pays homogène est en retrait. « Nos langues indiennes, c'est l'âme du Mexique » Académicien en son pays, le Mexique, et en Espagne, Carlos Montemayor est un écrivain, un poète et un essayiste très reconnu sur la scène littéraire internationale.

« Nos langues indiennes, c'est l'âme du Mexique »

Spécialiste des guérillas mexicaines et brillant linguiste, il se passionne aussi depuis plus de vingt ans pour la littérature en langues indiennes qu’il soutient ardemment. Carlos Montemayor, écrivain, poète et essayiste mexicain (DR). Il est le premier écrivain à succès mexicain à avoir impulsé des projets éditoriaux visant à préserver, promouvoir et diffuser les œuvres d’auteurs s’exprimant dans leurs langues d’origine. Un patrimoine dont il affirme qu’il fait partie intégrante de la littérature mexicaine.

A l’occasion du Salon du livre 2009, qui met à l’honneur le Mexique et sa diversité culturelle, Carlos Montemayor devait initialement se joindre à la délégation des écrivains mexicains venus représenter leur littérature à Paris. Mais ne pouvaient-ils le faire seuls ? Au final pourtant, elles ont survécu. Oui en effet. Carlos Fuentes [Mexique] A l'occasion du salon du livre 2009, consacré au Mexique, j'ai acheté La plus limpide région, parce que ce livre aurait été à l'origine de l'éclosion de la littérature mexicaine en France.

Carlos Fuentes [Mexique]

La lecture est ardue. Carlos Fuentes a pris la peine de dresser la liste des personnages au début du livre. Grâce à elle, on s'y retrouve, car le livre s'ouvre sur une soirée chez Bobo, mais par elle, on est freiné, voulant toujours aller vérifier qui est qui... Puis chaque personnage est présenté, raconte son histoire, comme si c'était un immense puzzle en train de se construire avec nous. Surtout, il ne faut pas se décourager par le côté difficile de la construction.

Sur France Culture, j'ai pu écouter une interview de cet auteur.