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Les lignées

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Les écoles du bouddhisme tibétain. Le bouddhisme tibétain contemporain se divise seulement en quatre grandes écoles, les dernières lignées Chi-djé, Djor-drouk, Dordjé soum gyi nyèndroup et Jonangpa ont été absorbées par les quatre premières.

Les écoles du bouddhisme tibétain

Cette séparation ne signifie nullement qu'il existe des schismes entre ces écoles. Le bouddhisme, par nature, est une école de tolérance et les quatre lignées se respectent et coopèrent étroitement. Les différences entre les écoles résident, par exemple, dans le fait que les sakyapa sont plus axés sur l'ascétisme, les Gelugpa sur l'érudition, les Kagyu sur la transmission orale, et les Nyingma sur la méditation. On se doit bien d'inclure une singularité historique, c'est-à-dire le Yungdrung Bön, lequel est proprement un vajrayāna ou tantrayāna non-bouddhiste, incluant même un Dzogchen « voie de l'auto-libération », un ensemble de perspectives et de techniques qu'il partage avec les nyingmapas et certaines lignées kagyüpas. Kagyüpa. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Kagyüpa

La lignée Kagyü, Kagyu ou Kagyupa (tibétain : བཀའ་བརྒྱུད་ ; Bka'-brgyud-pa) est l'une des 5 grandes traditions contemporaines du bouddhisme tibétain. Son nom peut se traduire par « transmission orale ». Elle s’est constituée au XIe siècle à partir d’enseignements indiens récemment importés et s'est rapidement divisée en de nombreuses branches, dont quatre restent notables au XXIe siècle.

Les plus importantes sont les branches karma-kagyu (Karma Bka'-brgyud-pa), la mieux implantée en dehors des régions himalayennes, avec à sa tête le Karmapa, et Droukpa Kagyu ('Brug-pa Bka'-brgyud-pa), religion officielle du Bhoutan. Drikung Kagyu et Taklung Kagyu sont deux branches moins développées. Nyingmapa. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Nyingmapa

Le courant nyingma ou nyingmapa (wylie. rNying-ma-pa) est la plus ancienne des traditions du bouddhisme tibétain, comme l'indique son nom (nyingma : ancien ; pa : courant). Ses différentes lignées remontent à Padmasambhava qui apporta le bouddhisme au Tibet, le « Pays des neiges », et se basent sur la première vague de traductions du sanscrit en tibétain des tantras et des sutras. Les autres courants (principalement kagyüpa, sakyapa et gelugpa), basés sur des traductions ultérieures, sont parfois regroupés sous le terme sarmapa (nouvelle tradition). Les nyingmapa sont parfois appelés bonnets rouges, terme qui peut aussi s'appliquer aux sakya et aux kagyu, les gelugpa étant les seuls à porter des bonnets jaunes[2]. Origines[modifier | modifier le code] Sakyapa. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Sakyapa

Pour les articles homonymes, voir Sakya. L'école Sakyapa ou Sakya (tib: sa skya) est l'une des quatre lignées contemporaines du bouddhisme tibétain. Elle a été fondée en 1073 (XIe siècle) par Khön Köntchok Gyalpo (1034-1102), disciple de Drokmi Sakya Yéshé (992-1072) qui reçut en Inde l'enseignement du yogi indien Virupa. Khön Köntchok Gyalpo transmit l'autorité sur l'école Sakyapa à son fils Sachen Kunga Nyingpo[1].

C’est l’un des trois courants sarmapa (kagyüpa, sakyapa, gelugpa) issus d’une nouvelle vague de traductions de sanskrit en tibétain venus concurrencer le bouddhisme ancien nyingmapa. Le courant tire son nom, « terre pâle », de l’aspect des collines de Ponpori près de Shigatse dans le Tibet central (Tsang) où Khön Konchog Gyalpo fonda en 1073 le monastère de Sakya, berceau de la tradition. La lignée Sakyapa actuelle comprend trois branches principales (sa ngor tsar gsum) ayant chacune pour siège un monastère-mère : Gelugpa. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Gelugpa

La tradition Gelug, Guéloug, Geluk, Guéloukpa ou Guélougpa (tibétain : དགེ་ལུགས་པ་, wylie : Dge-lugs), encore appelée l'école des bonnets jaunes, est la plus récente des quatre grandes écoles du bouddhisme tibétain. Le dalaï-lama, qui en est issu, dirige la politique et le gouvernement tibétain depuis le XVIIe siècle (puis le gouvernement en exil depuis 1959) ; l’autorité spirituelle sur l'école est officiellement détenue par un Ganden Tripa (Dga'-ldan Khri-pa, « détenteur du trône de Ganden », premier monastère gelug) désigné pour sept ans par le dalaï-lama. Bön. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bön

Détail de la roue de la vie dans la tradition bön Monastère bön de Khyungpori Tsedruk au Nord du Tibet Pierre de mani-bön avec le mantra om ma tri mu ye sa le du Pour les articles homonymes, voir Bon. Le terme bön (prononcer beun), désigne trois traditions religieuses tibétaines distinctes, selon le tibétologue norvégien Per Kværne : tout d'abord une religion tibétaine préexistant au bouddhisme et qui est supplantée par celui-ci aux VIIIe siècle et IXe siècle ;ensuite une religion syncrétique qui apparaît au Tibet aux Xe siècle - XIe siècle, époque où le bouddhisme, après une période de décadence, se propagea à partir de l'Inde pour devenir, la foi dominante ;enfin, le vaste corpus de croyances populaires, souvent mal définies, dont la divination, qui ne sont pas d'origine bouddhique et sont communes aux adeptes du bön ou bönpos et aux bouddhistes[1].

Jusqu'à aujourd'hui le bön a continué à exister comme religion minoritaire.