Perversions ordinaires. Les perversions ordinaires samedi 9 avril 2005 Une Journée d’étude consacrée au thème des « perversions ordinaires » (Université de Nantes, Formation continue, 9 avril 2005) s’est poursuivie le lendemain sous forme de table ronde avec certains des intervenants et quelques autres collègues psychanalystes.
On trouvera ici la retranscription de ce débat. Toutes les interventions de la Journée seront ultérieurement insérées dans un volume collectif consacré à la perversion, à paraître aux éditions Erès. 1. 2. 3. La perversion généralisée. Genèse des perversions. GENESE DES PERVERSIONS de Hans SACHS (Préface et traduction par Jacques Adam) Préface par JACQUES ADAM Nous sommes en 1923.
Freud a jeté le trouble de la pulsion de mort tandis qu'à Berlin l'Institut de formation des psychanalystes vient de voir le jour et qu'un juriste de la quarantaine, non analysé, se voit confier la charge d'en être le premier didacticien - Hans Sachs. Il vient justement de faire un semestre d'enseignement sur les perversions. Le sujet était peu défriché et plongeait encore dans les profondeurs médicales d'une surprise retenue aux apparentes bonnes mœurs d'une société en voie de libéralisation. GENÈSE DES PERVERSIONS * par Hans SACHS. La perversion : un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ! Pas du tout ? " C'est l'œil de l'analyste qui observe et en conséquence crée les critères qui définissent ce qui est et ce qui n'est pas pervers dans la sexualité humaine et dans la vie quotidienne " Joyce McDougall (1) " Or nul, dit à peu près Freud, ne conduira ses analysés plus loin qu'il n'a développé lui-même la capacité de se mettre en question.
" Joyce McDougall (2) Qui n'a pas un jour entendu un collègue parler sans trop de pudeur de son versant dépressif, de ses " coquetteries " narcissiques, voire de son noyau psychotique ? Par ailleurs, la perversion, ne serait-ce que le mot, éveille un mouvement spontané de projection massive comme s'il contenait à lui seul toute la laideur du monde dont il faudrait à tout prix se dissocier : le pervers, c'est l'autre ! La perversion rencontrée dans nos bureaux n'est pas toujours aussi éclatante. Ajoutons qu'il est extrêmement rare qu'une personne mentionne comme motif de consultation une perversion. Passionnément Denise Pronovost. Névroses, psychoses et perversions. Perversion et névrose se rejoignent dans le complexe d’œdipe.
Le motif qui m’a poussé à étudier ce point est le suivant ces formulations faites par Freud dès ont eu une énorme influence à l’intérieur et en dehors des cercles psychanalytiques. Elles donnaient en effet de certains aspects primordiaux une image assez fausse de la théorie psychanalytique des perversions sexuelles qui s’est progressivement dégagée depuis en grande partie grâce au travail personnel de Freud. Un tel aphorisme sur les névroses vues comme négatif des perversions a le mérite de fixer en mémoire une part de vérité. L’ennui est qu’il recouvre rarement la vérité, et c’est pratiquement le cas ici. Car, bien qu’il soit important de reconnaître les existant entre perversion et névrose, ne pas ignorer certains caractères fondamentaux qu’elles ont en commun l’est tout autant.
L’un de ces traits communs apparaît déjà dans les chacune d’entre elles doit être considérée comme un aboutissement imparfait ou anormal du développement psychosexuel. {*style:<b> </b>*} L'opération de privation. La perversion et la normalité. Perversion et normalité morale Le mot « perversion », attesté dans la langue française dès 1444 désigne « retourner, renverser », avec une connotation péjorative qui est présente dès les premiers emplois.
Le sens moral et religieux de ce terme est premier. Il y a en l’être humain une duplicité ; il veut le bien, il le croit et il le dit, mais il fait le mal. Il détourne le bien en mal. Ce qui est bon se « divertit » et se renverse en son contraire ; c’est ainsi que l’on parlera d’effets pervers. Mais la religion n’a pas le privilège de punir les déviants. Les dessous de la perversion. Fétichisme, exhibitionnisme, sadomasochisme...
Autant de termes qui peuvent provoquer en nous un mélange de fascination et de répulsion. Mais la perversion ne se résume pas à une pratique sexuelle. Elle correspond à une structure psychologique spécifique. Le « porno chic » semble être la nouvelle tendance que les publicitaires déclinent sur un mode de plus en plus provocateur. Derniers exemples en date : la couverture d'un magazine de mode expose un jeune homme, dont le dos est strié de plaies sanguinolentes, alors que dans une autre revue, une marque de vêtements branchés joue la carte du choc visuel : une jeune femme tient sur ses genoux un homme nu, allongé, à qui elle donne une fessée à l'aide d'une chaussure.
De la condamnation aux tentatives de compréhension En 1886, Richard von Krafft-Ebing, professeur de psychiatrie, publie l'ouvrage qui fera de lui le véritable pionnier de la sexologie : Psychopathia Sexualis. L'enfant, pervers polymorphe Perversions de but ou d'objet ? Perversion structure perverse psychiatrie adulte pathologie psychiatrique therapie symptome pervers.