La perception. Les enjeux de la notion – une première définition Il semblera à chacun de nous assez aisé de donner une définition de ce qu’est la perception. Ainsi, peut-on dire : la perception est le moyen par lequel nous connaissons le monde extérieur. Cette conception qui appartient au « sens commun » convient assez bien à la pensée philosophique. Cependant, elle pose plus de problèmes qu’elle n’en résoud. La perception est-elle un phénomène passif, identifiable à la sensation, une pure réception intérieure des objets du monde ? Ne suppose-t-elle pas au contraire une certaine forme d’organisation, de structuration ou de sélection des données sensibles sans quoi elle ne pourrait jamais prétendre être une connaissance ?
Ne parle-t-on pas de la perception comme d’un acte ? La philosophie antique – critique de la perception Considérons en premier lieu le Théétète de Platon. Aristote s’accorde avec Platon pour nier que la sensation égale la connaissance. Ce qu’il faut retenir Indications bibliographiques. La Perception. Un livre de Wikilivres. Selon la définition fournie par le Dictionnaire de Lalande, la perception est « l'acte par lequel un individu, organisant immédiatement ses sensations, les interprétant et les complétant par des images et des souvenirs, s'oppose un objet qu'il juge spontanément distinct de lui, réel et actuellement connu de lui. » Malgré son apparente clarté, une telle définition contient de nombreuses obscurités ; en les examinant, nous formulerons quelques-unes des problématiques principales qui ont occupé les philosophes. Les problèmes de la perception[modifier | modifier le wikitexte] Activité et passivité de la perception[modifier | modifier le wikitexte] La définition de Lalande attire notre attention sur le fait que nous trouvons dans la perception une activité d'un sujet qui organise ses sensations et une passivité de ce même sujet qui reçoit ces mêmes sensations.
Avec ces problèmes à l'esprit, nous pouvons alors reformuler la première définition de la manière suivante : De la perception. « Une chose non perçue est une contradiction ». G. Berkeley : Principes de la connaissance humaine (1710). Texte 4 page 35. George Berkeley (1685 – 1753) Pour Berkeley, une perception est toujours en un sens vraie : « Se demander ce qui est semblable à une sensation sinon une sensation », Carnet B, 46. « Une idée ne peut ressembler qu’à une idée », Carnet A, 657.
La vérité ici est définie par la ressemblance, par l’adéquation. Pour Descartes, dans la première méditation métaphysique, le doute radical sur la sensibilité se répercutait sur la certitude en l’existence du monde matériel. D’une part, Berkeley doute à ce point de l’existence de la réalité matérielle qu’il en affirme même l’inexistence. « Il est clair que la notion même que l’on appelle matière ou substance corporelle renferme une contradiction », Principes, §9.
Carnet A, 585 : « En quoi, je vous prie, la perception du blanc diffère-t-elle du blanc ? Questions de contrôle de connaissances. Philosophie du toucher. Éclairage entre perception, sensation et toucher. La perception, sensation et toucher sont-ils une exploration expérimentale ? Etymologiquement, percevoir, du latin percipere, c’est " prendre ensemble ", " récolter ". Alors que sensation, du latin sensatio c’est le « fait de comprendre » issu du verbe sentire « éprouver une sensation ou un sentiment ». C’est au milieu du XIIème siècle que le toucher apparaît comme l’un de nos cinq sens (Samson de Nanteuil, Proverbes de Salomon, éd. C. Lorsqu’ on identifie un objet sans y associer de circonstance antérieurement acquise la perception est l’équivalent d’une sensation. Dans l’antiquité, Platon (427 à 347 avant JC) considérait cette perception comme une illusion par rapport à la vérité. La perception est-elle un jugement immédiat ? Y a-t-il perception sans "jugement" ?
La perception est elle une activité vitale ? Pour Bergson, les origines de notre perception des choses sont toutes utilitaires. Biblio des 2 pages : Lederman S.J, K. Palmer, S. La perception « charnelle » » La perception peut-elle s'éduquer? Remarques liminaires: J'ai entendu la demande de Claire. J'ai observé aussi que des corrigés sont disponibles sur internet mais ils sont souvent payants. J'ai un énorme paquet de copies à corriger en section S, aussi n'ai-je guère le temps de produire des corrigés substantiels.
Néanmoins pour vous remercier d'aimer le travail de la pensée, maintenant que vous avez compris sa nécessité morale et les jouissances que la philosophie donne, je vais essayer de vous satisfaire, au moins pour ce qui concerne la section L. La perception peut-elle s'éduquer ? La perception est la fonction par laquelle l'esprit se forme une représentation des objets extérieurs. Telle est la question que l'énoncé invite à affronter. Il convient donc d'examiner ce qui intervient dans l'activité perceptive, activité complexe car si les organes de la réception c'est-à-dire les sens ont un rôle, l'esprit traite les informations qu'il reçoit et exerce une fonction interprétative et synthétique. Cf. Nelson Goodman. Oh! La sensibilité, la perception. La perception « philosophie du XXIeme siecle.
I) LA PERCEPTION INTROUVABLE : LES PREJUGES CLASSIQUES A) SENSATION ET PERCEPTION : L’APPROCHE SCIENTIFIQUE CLASSIQUE B) L’APPROCHE EMPIRISTE (texte de Hume) C) L’APPROCHE INTELLECTUALISTE (Descartes) II) LA PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION A) LA PSYCHOLOGIE DE LA FORME B) LE CORPS ET LA PERCEPTION (texte de Merleau-Ponty) C) LA METHODE PHENOMENOLOGIQUE D) MERLEAU-PONTY ET LE RETOUR A L’EXPERIENCE DIRECTE - A première vue nous percevons des choses : une table, des lunettes, des maisons.
Les choses que nous percevons sont pour la plupart d’entre elels hors de nous. Ainsi, percevoir une chose, c’est d’abord croire ou penser qu’elle existe à l’endroit où on l’aperçoit. La perception peut alors se définir, en premier lieu, comme la connaissance de quelque chose qui est présent. La perception est ce qui nous donne accès à quelque chose, à ce qu’il y a. - Définition, étymo. : latin perceptio, action de recueillir, récolte.
. - En ce sens, il faut distinguer : 1) La notion de sensation 1. 2. 3. 1. Le monde perçu est-il le monde réel ? Niveau : terminales Aucune conscience de soi ne serait possible sans une conscience du monde extérieur. La perception est justement ce phénomène de conscience qui par l'intermédiaire de nos sens nous met en relation avec le monde extérieur. Le français autorise un usage assez large du terme de perception, du sens le plus intellectuel au sens le plus matériel : on dit qu'une idée est mal "perçue" (c'est-à-dire comprise) ou que le percepteur "perçoit nos impôts, en passant par les "troubles de la perception" (par exemple de la vue ou de l'ouïe). Dans tous les cas on retrouve à l'origine le verbe latin capere qui signifie "prendre".
La perception, dans son sens le plus général, est donc la faculté qu'a un sujet d'appréhender le monde et ses objets. Perception et sensation semblent proches, voire identiques. Il n'en est rien. Un premier problème sera de comprendre comment nous percevons la réalité, quelle est la genèse et la structure de la perception. Qui a raison ? 2) Croyance et illusion. Le caractère temporaire de la perception. Le rôle du concept "maintenant" © L. Ilieva, S. Iliev stani@imbm.bas.bg Le caractère temporaire de la perception. Le rôle du concept "maintenant" Liubov Ilieva, Stanimir Iliev Le problème de la perception a été toujours du plus haut intérêt pour la philosophie. Afin d’illustrer cette thèse citons quelques exemples : la langue des objets comme construction de données sensitives est la langue de base dans la hiérarchie des langues de Russel (Russell, B., An Inquiry into Meaning and Truth.
La philosophie n’ignore pas le sérieux et la profondeur du problème de la perception, néanmoins, son analyse et le développement des idées de la perception piétinent par rapport aux recherches expérimentales effectuées en physique, en biologie, dans le domaine de l'intelligence artificielle et de la psychologie cognitive (voir plus en details: Neisser, U, Cognition and Reality, 1976; Marr, D, Vision. Nous ne pouvons pas compter sur notre expérience de la vie quotidienne pour les résoudre.