De Freud à Jung. ... deux hommes, deux pensées On ne présente plus Freud.
Père fondateur de la psychanalyse, il est devenu un mythe. Ses élèves ont malheureusement, à mon sens, érigé en dogme le moindre de ses propos, en rigidifiant ainsi en corpus théorique clos sur lui-même la pensée inventive d'un homme qui fut avant tout un grand explorateur des terres inconnues du psychisme humain. Freud-Jung, deux vies, deux oeuvres. Jung est d'une famille bourgeoise traditionaliste.
Son père étant pasteur – ainsi que six de ses oncles –, il a vécu dans une ambiance religieuse, mais dans laquelle il s'est cependant très vite senti mal à l'aise. Freud et Jung : une rencontre inachevée. **Object id #20 ➜Recherche avancée Accueil Discipline (Psychologie) Revue Numéro Article Raccourcis Voir aussi Sur un sujet proche Topique.
Jung et Freud : Quand la relation« craque » Si Jung fut très lié à la psychanalyse de Sigmund Freud, dont il fut l’un des premiers collaborateurs, il émit aussi très vite des réserves qui finirent par provoquer une rupture entre les deux hommes.
Le 25 mars 1909, Sigmund Freud et Carl Jung, qu’il considérait à l’époque comme son successeur, eurent une véhémente discussion. Jung lui faisait part des réserves qu’il éprouvait envers les fondements de la psychanalyse freudienne et la place de la sexualité. Alors que la tension montait entre les deux hommes, un événement intervint qui sans doute précipita la rupture.
Jung le rapporte dans ses mémoires : Face à la distance marquée par Freud, j’éprouvais une étrange sensation, il me sembla que mon diaphragme était en fer et devenait incandescent. En même temps, un craquement retentit dans l’armoire-bibliothèque qui était immédiatement à côté de nous, de telle manière que nous en fûmes tous deux effrayés, craignant que l’armoire ne s’écroule sur nous. D'autres ont aimé... Jung, ses divergences avec Freud. Jung, à partir de 1911, prend de la distance avec les théories de Freud sur l’interprétation des rêves.
Pour lui les rêves ne sont pas que réalisation de désir ; il se réfère au symbolisme, aux mythes, à l’histoire de l’humanité. A côté de l’Inconscient personnel (ensemble des contenus de l’expérience acquise, oubliée ou refoulée), il définit l’Inconscient collectif qui contient la mémoire de l’humanité (instincts et archétypes). L’archétype est une sorte d’image originelle qui existe dans notre Inconscient sans être le fruit de notre histoire personnelle. Les mêmes thèmes se retrouvent dans le monde et à des époques différentes ; en témoignent les mythes, symboles, contes universels. Ils apparaissent dans nos rêves, croyances, visions, pensées. L'œuvre de Jung - ombre et clarté. **Object id #20.
Le « livre de Madame Jaffé » Ma vie de C.G. Jung : remémoration, légitimation, monumentalisation. **Object id #20 ➜Recherche avancée Accueil Discipline (Psychologie) Revue Numéro Article Raccourcis.
De quelques mots décisifs, scénarios et lignes de force dans l'“autobiographie” de C.G. Jung. La question du meurtre du père originaire entre Freud et Jung. **Object id #20 ➜Recherche avancée Accueil Discipline (Psychologie) Revue Numéro Article Raccourcis Cité par...
Articles de revues [1] Voir aussi Sur un sujet proche Topique 2002/2 (no 79) Pages : 200 ISBN : 2913062946 DOI : 10.3917/top.079.0191 Éditeur : L’Esprit du temps Alertes e-mail Veuillez indiquer votre adresse e-mail pour recevoir une alerte sur les parutions de cette revue. Voir un exemple Article précédent Pages 191 - 205. Dialectique du moi et de l’inconscient (1933) Œdipe - passereve. La controverse avec Jung s’intègre à un modèle déjà bien établi dans la vie de Freud.
Il s’épanchait parfois avec trop d’enthousiasme devant certaines personnes et avait tendance à les idéaliser. Il leur reprochait ensuite de ne pas posséder les qualités qu’il leur avait lui-même prêtées, de ne pas être à la hauteur de l’idée qu’il s’en était fait. En observant les relations que Freud entretenait avec ses élèves préférés et ses mentors, on se rappelle ce qu’il avait écrit dans L’interprétation des rêves sur sa relation d’enfance avec son neveu John : « Tous mes amis sont en un sens des réincarnations de cette première figure... La psychologie analytique.
Du point de vue de la psychanalyse orthodoxe, Jung n’avait semblé « rien d’autre qu’une sorte de préfreudien d’abord entraîné dans le courant de la pensée psychanalytique et qui, ensuite, n’avait cessé de faire la paix avec la psychologie consciente. » Le danger qui menaçait la position de Freud était que « Jung n’utilisât la terminologie freudienne pour la détourner de sa signification originelle, et n’embobinât le lecteur non avisé ».
Il manquait aux écrits de Jung la clarté exceptionnelle de la prose freudienne. En 1914, celui-ci écrivit : « La modification introduite par Jung […] a […] rompu les liens qui existent entre les phénomènes et la vie instinctive ; elle est d’ailleurs, et c’est ce qu’ont déjà relevé ses critiques (Abraham, Ferenczi, Jones), tellement confuse, obscure, embrouillée, qu’il n’est pas facile de savoir quelle attitude on doit adopter à son égard. » Auparavant, la psychanalyse se polarisait sur les conflits. La science psychiatrique. Du point de vue de Freud, Carl Gustav Jung (1875-1961) est à l’origine de la plus douloureuse des « scissions » dans la psychanalyse ; car, de tous les élèves que Freud eut dans sa vie, ce fut lui qui, intellectuellement, joua le rôle le plus substantiel. Freud le déclara « hérétique » peu de temps après ses déboires avec Adler et Stekel ; il y avait cependant une relation entre ces trois controverses.
Ces hommes avaient établi la tradition révolutionnaire au sein de la psychanalyse. Par la suite, tous les psychanalystes allaient à la fois être tentés et terrifiés par la perspective d’une rébellion ouverte ; dans les années 1920, comme ce fut le cas pour Otto Rank, on allait même voir certains élèves en pousser d’autres dans la carrière de « déviant ». Ceci à côté d’un large spectre de stratégies détournées qui permirent à d’autres analystes d’être eux-mêmes tout en restant freudiens.
La spiritualité de Jung : Cinq décennies plus tard. Le pionnier de la psychologie des profondeurs, le psychiatre, psychologue et essayiste Carl Gustav Jung, est mort le 6 juin 1961. Cinq décennies plus tard, quel est son héritage ? Nous avons posé la question au philosophe Michel Cazenave, membre fondateur et président du Cercle Francophone de Réflexion et d'Information sur l'œuvre de C.G. Un pont entre la Gestalt-thérapie et la Psychanalyse jungienne. Le fondement de la Gestalt-thérapie analytique Auteur Pierre Coret du même auteur Psychiatre-homéopathe et psychothérapeute didacticien Directeur pédagogique et cofondateur de l’école de formations en Psychologies SAVOIR PSY.