Science-fiction. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Pour les articles homonymes, voir SF. Étymologie et origine[modifier | modifier le code] Dans son essai intitulé On The Writing of Speculative Fiction, publié en 1947 dans Of Worlds Beyond, l'auteur américain Robert A. Heinlein plaida en faveur du concept de « speculative fiction »[4], ou fiction spéculative réaliste[5] pour se démarquer des récits de fantasy qui paraissaient encore à l'époque sous l'étiquette générale de science fiction.
Si le néologisme de Robert A. Genres de science-fiction. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Cette page répertorie les différents sous-genres de la science-fiction (SF). Définitions[modifier | modifier le code] La science-fiction n'est-elle pas un genre en soi ? C'est ce que suggère cette définition issue d'une ancienne encyclopédie « Focus » : « Genre où l'auteur donne libre cours à son imagination en s'appuyant sur les progrès de la science et sur ses possibilités de découvertes ». Il existe bien sûr une infinité de genres et de sous-genres de la science-fiction, qui se confondent et s'articulent entre des thématiques, des modes opératoires, des supports de diffusion et enfin des écoles par nationalité des auteurs[1],[2],[3],[4],[5].
Les modes opératoires[modifier | modifier le code] Ce sont les manières de concevoir la science fiction, ce qui touche plus la forme que le fond. Anticipation. Cyberpunk. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Centre Sony à Berlin, décrit comme un exemple réel de lieu cyberpunk par David Suzuki[1]. Le cyberpunk (association des mots cybernétique et punk) est un genre de la science-fiction très apparenté à la dystopie et à la hard science-fiction. Il met souvent en scène un futur proche, avec une société technologiquement avancée (notamment pour les technologies de l'information et la cybernétique). « Le courant cyberpunk provient d'un univers où le dingue d'informatique et le rocker se rejoignent, d'un bouillon de culture où les tortillements des chaînes génétiques s'imbriquent. » — Bruce Sterling Les mondes cyberpunks sont empreints de violence et de pessimisme ; ils sont souvent lugubres, parfois ironiquement grinçants; les personnages sont des antihéros désabusés, cyniques et cupides. Thématiques[modifier | modifier le code] Neuromancien de William Gibson est le roman canonique du genre [2].
Science-fiction post-apocalyptique. La science-fiction post-apocalyptique (parfois abrégée en « post-apo » ou « post-nuke ») est un sous-genre de la science-fiction qui dépeint la vie après une catastrophe ayant détruit la civilisation : guerre nucléaire, collision avec une météorite, épidémie, crise économique ou de l'énergie, pandémie, invasion extraterrestre, etc.
Parfois utilisé simplement pour ses aspects ultra-violents, le post-apocalyptique repose sur un délicat équilibre entre une civilisation perdue et un chaos naissant. Il met en scène une confrontation de la réalité sociale (négociable, relative, corrompue, de servitude et dépassant l'échelle d'un seul homme) à la dure réalité physique (immédiate, intraitable, libre, individuelle). C'est à la fois la fin du monde et un nouveau départ. Une contradiction riche qui permet de développer un discours original sur le monde réel.
Le post-apocalyptique se distingue des fictions de catastrophe (film catastrophe), qui mettent en scène le cataclysme lui-même. H.G. Steampunk. Space opera. Planet opera. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Le planet opera est un sous-genre de science-fiction [1], parfois appelé romance planétaire. Définition[modifier | modifier le code] À la différence du space opera, genre de science-fiction qui relate des aventures se déroulant dans l'espace, le planet opera (littéralement, « opéra planétaire ») a pour décor une planète étrangère, aux caractéristiques déroutantes et mystérieuses, que les principaux personnages ont pour mission d'explorer et de découvrir sous tous ses aspects (faune, flore, ressources). Certains planet operas prennent place dans la perspective d'une culture futuriste où le déplacement entre les planètes par voyage spatial est commun ; d'autres, particulièrement les derniers exemples en date[réf. nécessaire], décrivent les projections astrales et autres méthodes pour voyager de planète à planète. Dans tous les cas, c'est l'aventure se déroulant sur la planète qui est au centre de l'intrigue et non le mode de déplacement.
Voyage dans le temps. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Le voyage dans le temps est un des grands thèmes de la science-fiction, au point d’être considéré comme un genre à part entière. L’idée d’aller revivre le passé ou de découvrir à l’avance le futur est un rêve humain causé par le fait que l’être humain avance dans le temps de manière permanente, mais irréversible (et, à l’état de veille, apparemment de façon linéaire). La première mention d’un voyage dans le temps serait le personnage de Merlin l’Enchanteur dans le cycle arthurien des Chevaliers de la Table ronde, qui visitait les temps passés. Les Celtes croyaient en la possibilité de voyager dans le temps et dans un monde parallèle, à partir des tombes, des tertres ou de certains lieux. Mais le problème du voyage dans le temps est assez lié à celle de l’oracle, qui existait déjà chez les Grecs et pouvait entraîner les mêmes paradoxes.