Proudhon, “Le travail” (Sixième étude) Extraits commentés: “ [Argument. — Le travail, par son côté répugnant et pénible, crée pour l’homme une fatalité qui tend à le rejeter incessamment dans la servitude, que la balance économique, l’organisation politique et l’éducation ont pour but au contraire de faire cesser.
Pour vaincre cette fatalité, qui menace la Justice et compromet la civilisation, il n’est qu’un moyen, c’est de passionner le travail, ce qui ne se peut faire qu’à une condition, savoir, que chaque travailleur devienne de sa personne, pendant le cours de sa carrière, un représentant de la totalité du développement industriel. Onfray, le temps de Proudhon. Chacun sait que l'imprégnation chrétienne a laissé des traces et que plus de mille ans de christianisme au pouvoir formatent les consciences de sorte que, non-croyants, agnostiques, athées, mais aussi antichrétiens, libres-penseurs, militants rationalistes restent tributaires de schémas de pensée hérités de cette religion.
Il en va de même avec deux siècles de marxisme qui ont enfumé la pensée et imprègnent souvent les analyses politiques contemporaines. Le marxisme a dominé depuis que la Ire Internationale a permis à Marx d'évincer par tous les moyens, y compris les moins honnêtes, les représentants d'un socialisme libertaire, autrement dit, le socialisme de Bakounine et de Proudhon. La Commune ne fut pas marxiste et Marx n'a pas compris la Commune. Mais les Versaillais ont tué 20 000 communards. De sorte que Thiers et les siens ont décapité le socialisme libertaire en France : ruse de la raison, Thiers ne savait pas qu'ainsi il ouvrait un boulevard à Marx et aux marxistes... 1. 2. 3.
La Guerre et la Paix, de PROUDHON. Le livre - épais et parfois touffu - du journaliste, polémiste, économiste, philosophe et sociologue Pierre-Joseph PROUDHON (1809-1865), publié en 1861, est un de ces ouvrages d'avant la première guerre franco-allemande (1870-1871), qu'il n'est plus possible d'écrire après les destructions des deux guerres mondiales.
Déjà à cette époque, rares sont les ouvrages qui donnent de la guerre une vision positive, même dans le cadre d'une philosophie de l'histoire. Ce livre est un succès, une surprise et surtout déjà un scandale, signe qu'en ce siècle, la philosophie des Lumières a définitivement fait passer dans l'opinion publique une idée négative de la guerre. Influencé par une (mauvaise) connaissance de l'idéalisme hégélien, opposé à la philosophie de Jean-Jacques ROUSSEAU et sans doute encore plus à celle d'Emmanuel KANT, ce livre aux chapitres très inégaux en qualité et en épaisseur se présente sous la forme thèse-antithèse-synthèse.
Proudhon et « la faculté esthétique de l’homme » 1Expert maladroit, mais philosophe entier, Pierre-Joseph Proudhon se doit d'envisager la question artistique et esthétique, d'autant qu'il est invité à le faire par son ami Gustave Courbet. 2En dépit d'une méfiance méprisante à l'égard des productions de son époque, pétries selon lui, d'accents corrupteurs, il va considérer l'art, non tant dans sa création - terme abusif auquel il préfèrera la conception et le façonnage - que dans son rôle par l'exposition, esthétique, attribuant au commun des mortels une faculté spécifique à cet endroit : l'esthésie.
Loin de jouer entre l'entendement et l'imagination, la sensibilité esthétique n'est pas non plus une simple orientation particulière des sens vers les lumières de la beauté. L’infréquentable Pierre-Joseph Proudhon, par Edward Castleton. Que connaît-on de la pensée de Pierre-Joseph Proudhon, deux cents ans après sa naissance, le 15 janvier 1809 ?
Une formule : « La propriété, c’est le vol ! », mais guère plus. Celui que Charles Augustin Sainte-Beuve décrivait comme le plus grand prosateur de son temps, ou Georges Sorel comme le plus éminent philosophe français du XIXe siècle, ne trouve plus asile que dans les librairies libertaires et sur les rayonnages d’érudits.
A la différence d’autres penseurs et écrivains de la même époque — Karl Marx, Auguste Comte, Jules Michelet, Victor Hugo ou Alexis de Tocqueville —, les grandes maisons d’édition le dédaignent. Le centenaire de sa naissance, en 1909, n’était pourtant pas passé inaperçu. Mais la vague anarcho-syndicaliste reflue rapidement. D’autant que l’après-guerre favorise en France la domination intellectuelle du marxisme à gauche et relègue au second plan d’autres sources, pourtant très riches, de la pensée sociale du XIXe siècle. Proudhon : La propriété, c'est du vol !
L’homme est ordinaire.
Sa voix est atone, pâteuse même. Aucune étincelle d’intelligence ne semble illuminer un visage banal. A côté de Victor Hugo, dont il est un des contemporains, cet homme politique n’est qu’un politicien accessoire, ce que de Gaulle appellerait, un siècle plus tard, un godillot. Un troupier de la politique. Proudhon, est né à Besançon en 1809. En 1847, il s'installe finalement à Paris. Pierre-Joseph Proudhon. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Pierre-Joseph Proudhon Philosophe français XIXe siècle Proudhon donna dans son Système des contradictions économiques, publié en 1846, une explication de la société fondée sur l’existence de réalités contradictoires. Ainsi la propriété manifeste l’inégalité mais est l'objet même de la liberté ; le machinisme accroît la productivité mais détruit l’artisanat et soumet le salarié ; in fine la liberté elle-même est à la fois indispensable mais cause de l'inégalité. Proudhon.