Art préhistorique. Si les premières manifestations discrètes de l'art préhistorique datent de la fin du Paléolithique moyen, celui-ci ne prend une réelle ampleur qu'au début du Paléolithique supérieur (45 000 à 12 000 ans av.
J. -C.) avec l'Aurignacien qui marque la première manifestation de l'art figuratif. Il est alors très diversifié dans ses thématiques, ses techniques et ses supports. Il inclut des représentations figuratives animales, des représentations anthropomorphes souvent schématiques, ainsi que de très nombreux signes. L'art préhistorique se développe ensuite durant le Gravettien, le Solutréen, puis le Magdalénien, souvent considéré comme l'apogée de l'art paléolithique. Au Mésolithique (12 000 à 8 000 ans av.
Au Néolithique (8 000 à 3 000 ans av. L'art préhistorique est surtout le fait d'hommes modernes (Homo sapiens) mais quelques découvertes sont attribuées aux Néandertaliens (Grotte de Gorham). Typologie[modifier | modifier le code] Supports[modifier | modifier le code] Art pariétal. Dans le cadre de l'étude de l'art préhistorique, l'expression « art pariétal » (du latin parietalis, « relatif aux murs » au sens de paroi), désigne l'ensemble des œuvres d'art au sens large (sans appréciation esthétique) réalisées par l'Homme sur des parois de grottes et abris sous roche.
La plupart des auteurs l'opposent aujourd'hui à l'art rupestre (du latin rupes, « roche »), art sur rocher à l'air libre, mais aussi à l'art mobilier (que l'on peut déplacer) et à l'art sur bloc[1]. Le pariétaliste est le chercheur qui étudie les œuvres pariétales. Différents types d’art pariétal et d'art rupestre[modifier | modifier le code] Art rupestre :Les pétroglyphes de Bangudae, à Ulsan, Corée, entre 7000 et 3500 AEC. Art rupestre :Ensemble de pétroglyphes, Altaï, Mongolie Historique[modifier | modifier le code] Carte de la région franco-cantabrique, montrant les principaux sites d'art pariétal du Paléolithique supérieur européen. Techniques[modifier | modifier le code] Art rupestre. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Abri de Chimiachas, Espagne. R'cheg Dirhem, Algérie, bubale et personnage (L : 180 cm) L'expression « art rupestre » (du latin rupes, « roche ») désigne l'ensemble des œuvres d'art au sens large (sans appréciation esthétique) réalisées par l'Homme sur des rochers, le plus souvent en plein air. La plupart des auteurs l'opposent aujourd'hui à l'art pariétal (du latin parietalis, « relatif aux murs », art sur parois de grottes en intérieur), mais aussi à l'art mobilier (que l'on peut déplacer) et à l'art sur bloc[1]. Cette forme d'art occupe une part majeure dans l'art préhistorique. Selon le préhistorien Emmanuel Anati, il existerait 45 millions de peintures rupestres sur des rochers et dans des grottes, sur 170 000 sites de 160 pays[2].
Techniques[modifier | modifier le code] Art mobilier. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Dans le cadre de l'étude de l'art préhistorique, l'expression art mobilier ou « art des objets » désigne l'ensemble de la production par l'homme d'œuvres d'art (soit les artefact qui peuvent aujourd'hui être considérés comme tels) sur objets de dimensions limitées, donc mobiles ou déplaçables. Ce domaine est équivalent au Kleinkunst allemand (littéralement le « petit art ») et au portable art anglais. En Préhistoire[modifier | modifier le code] Pour les préhistoriens, et en fonction du support matériel, l'art mobilier s'oppose à l'art pariétal (art des grottes ou cave art (en)), à l'art rupestre (art sur rocher ou rock art) mais aussi à l'art sur bloc, moins facilement déplaçable.
Bibliographie[modifier | modifier le code] Romain Pigeaud, L'art paléolithique est-il un art pompier ?