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Section affaires privées du cabinet

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L'affaire Wildenstein rebondit. Quand Woerth effaçait l'ardoise fiscale de la succession César. La passation de pouvoir a été discrète. Sans poignée de mains. Le 30 juillet, le ministre du Travail Eric Woerth a finalement transmis ses fonctions de trésorier de l’UMP à Xavier Bertrand, secrétaire général du parti. Cette démission voulue par Nicolas Sarkozy est, pour l’heure, la seule conséquence politique tirée de l’affaire Bettencourt.

En démissionnant, Eric Woerth a contesté une nouvelle fois tout conflit d’intérêt entre ses fonctions passées de trésorier et de ministre du budget. Il s’était aussi montré catégorique, le 27 juin, pour certifier s’être tenu à l’écart des procédures de contrôle dévolues à l’administration fiscale. «Je n’ai jamais déclenché de contrôle fiscal, comme je n’ai jamais empêché un contrôle fiscal»avait-il déclaré. A lire mercredi, dans le journal Libération ou sur le site de Libération.fr, dans l'espace abonné. César:rôle de Woerth dans la succession? Eric Woerth est intervenu en 2008 alors qu'il était ministre du Budget pour obtenir un dégrèvement fiscal de 27 millions d'euros sur la succession du sculpteur César, affirme le quotidien Libération aujourd'hui. Libération reproduit des extraits d'une lettre datée du 24 avril 2008 et signée d'Eric Woerth qui, selon le journal, "démontre sans ambiguïté qu'Eric Woerth a fait peser tout le poids de sa fonction pour obtenir un dégrèvement fiscal" sur cette succession.

Cette intervention aurait eu lieu après des "pourparlers avec l'exécuteur testamentaire du sculpteur", Alain-Dominique Perrin, président de la Fondation Cartier pour l'art contemporain, "comptant par ailleurs parmi les grands donateurs de l'UMP", affirme Libération. Il a été entendu la semaine dernière par la police dans cette affaire et a réaffirmé qu'il n'était en rien intervenu dans l'embauche de sa femme, qui a démissionné fin juin de Clymène. Les révélations du "rapport" de l'IGF dont Sarkozy ne parlera pas.

Politique : Affaire Bettencourt : le rapport qui blanchit Woerth. Selon le rapport de l'IGF, l'ancien ministre du Budget «n'est pas intervenu pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt, MM. Banier ou de Maistre». Les conclusions du rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) sont formelles : «Éric Woerth, durant la période où il était ministre du Budget, n'est pas intervenu auprès des services placés sous son autorité pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt, MM.

(François-Marie) Banier et (Patrice) de Maistre, ainsi que sur les sociétés Téthys et Clymène » où travaillait son épouse Florence. Rendu public hier, ce document, signé par Jean Bassères, haut fonctionnaire plutôt classé à gauche, contribue largement à laver Éric Woerth des soupçons qui pesaient sur lui. Les auteurs de ce rapport très attendu ont retracé le parcours des dossiers fiscaux de ces contribuables peu ordinaires. Absence de redressement.