background preloader

SNCF Ajmal

Facebook Twitter

Libéralisation : où sont les concurrents de la SNCF ? "C'est un peu le Désert des Tartares. On se prépare, mais on ne voit rien venir ! ", s'amuse Sophie Boissard, directrice générale de Gares et Connexions, la nouvelle entité chargée de la gestion des gares au sein de la SNCF. On attendait la Deutsche Bahn, une alliance de Veolia et d'Air France-KLM ou encore Virgin. C'est finalement la compagnie publique Trenitalia qui, seule, doit venir concurrencer la SNCF.

Des soupçons sur l'impartialité de la SNCF L'opérateur historique est en effet soupçonné d'avoir tout fait pour freiner le mouvement d'ouverture du marché, alors qu'il ne se gêne pas pour exploiter des lignes dans les pays voisins qui, eux, ont précédé le mouvement de libéralisation européen. Une autre compagnie, la petite entreprise allemande Georg Verkehrsorganisation GmbH, s'était montrée intéressée, à la surprise générale, avant de renoncer.

Une ouverture à la concurrence très progressive En attendant, le paysage ferroviaire national a tout de même été aménagé. Voyages-sncf.com rêve de concurrencer la Deutsche Bahn. Pour se rendre de Lille (Nord, France) à Anvers (Flandre, Belgique), il suffit de monter dans le train Intercity qui circule une dizaine de fois par jour dans chaque sens, avec parfois un changement à Courtrai ou Mouscron.

La liaison entre la capitale des Flandres et la plus grande ville de Flandre prend deux heures, passées dans un train confortable et ponctuel proposé par la compagnie SNCB. Mais il est inutile de chercher ce train sur www.voyages-sncf.com. Le site, agence de voyages en ligne de la compagnie ferroviaire française, ne propose que des trajets via Bruxelles, en Thalys ou en Eurostar, légèrement plus rapides que l’Intercity mais deux fois plus cher.

La même mésaventure attend le voyageur qui cherche à gagner Paimpol (Côtes d’Armor) depuis Rosporden (Finistère). Voyages-sncf.com lui propose en priorité des trajets en TGV, via Rennes (Ille-et-Vilaine), sur des lignes à petite vitesse, à un tarif beaucoup plus élevé que le trajet direct, en train et en car. 450 salariés. Mais au fait, pourquoi la SNCF fait-elle grève ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent et Diane Jean « Galère des usagers », syndicats, négociations… Depuis quelques jours, la France renoue avec les figures classiques de la grève des transports. 1. Pourquoi ce conflit ? Le conflit porte sur le projet de réforme ferroviaire du gouvernement, destiné à stabiliser le déficit chronique du secteur, qui traîne une dette de 44 milliards d’euros. A l'époque, l'idée — en partie imposée par une directive européenne — était de placer dans cette filiale, RFF, la lourde dette (autour de 20 milliards d’euros) accumulée par la SNCF, notamment pour la construction des lignes TGV.

Lire : Réseau ferré de France : la dette s'accroît toujours Le projet de réforme veut revenir sur cette séparation, en créant une structure triple ; une société mère SNCF piloterait deux entités : SNCF réseau, chargée de l'infrastructure, et SNCF mobilités, chargée de l'exploitation. Lire : Le projet de réforme en 4 questions 2. 3. 4. Libéralisation : où sont les concurrents de la SNCF ? SNCF: "Une ouverture à la concurrence réussie c’est.. pas d’ouverture du tout" (CGT) 2014, une année sous haute tension pour les syndicats de la SNCF. Bruxelles publiera sa directive concernant le quatrième paquet ferroviaire, lequel va parachever l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire avec la libéralisation des marchés domestiques de voyageurs à partir de 2019. Dans le même temps, en France, la loi sur la réforme ferroviaire passera devant Parlement. Elle prévoit notamment la mise en place d'une convention collective de branche qui inquiète les syndicats, même si le gouvernement souhaite un cadre social harmonisé vers le haut.

L'ancien ministre des Transports Jean-Louis Bianco a beau dire que "l'ouverture des services ferroviaires n'est pas l'objectif principal de cette réforme" (contrairement à l'amélioration de la qualité et la reprise en main par l'Etat de la politique de transport), les deux dossiers sont néanmoins imbriqués. "Subsidiarité des nations" Cette libéralisation, les syndicats n'en veulent pas. Hausse de la productivité Réciprocité. Oui à la concurrence pour le rail, mais... Historiquement, la SNCF s'est toujours considérée comme en concurrence avec les autres modes : c'est ce qu'on appelle la concurrence « intermodale ». Celle-ci n'est d'ailleurs pas figée et prend différents contours selon le segment de marché que l'on cherche à analyser : train de fret contre camion, train de voyageurs contre automobile, TGV contre avion, avec aujourd'hui l'émergence des compagnies low cost, qui constituent un concurrent redoutable pour le train.

Ouverture à a concurrence ferroviaire Plus récemment est apparue la concurrence « intramodale », c'est-à-dire à l'intérieur même du mode ferroviaire. La concurrence fait bouger les lignes En conséquence, dans un cas comme dans l'autre, la concurrence sert assurément à faire « bouger les lignes ». Elle a été et reste un facteur déterminant pour mettre l'opérateur historique « en mouvement ».

Une nécessaire adaptation Le rail se prête peu à la "concurrence pure et parfaite" L'intervention publique à plusieurs niveaux. Les concurrents arrivent, la SNCF tiendra-t-elle le choc. Pas encore arrivé et déjà prêt à croiser le fer. Mi-décembre, Mauro Moretti, le patron de la compagnie ferroviaire italienne Trenitalia, a piqué une grosse colère en apprenant que la chef des 3 000 gares françaises, Sophie Boissard, avait éventé ses projets : l’ouverture d’un Milan-Chambéry-­Paris et d’un Gênes-Marseille-Paris à compter de juin 2010.

«Des informations confidentielles !» , a tonné le bouillant Moretti. Il est vrai que Sophie Boissard, fraîchement nommée à ce poste, n’a pas la tâche facile : ­salariée de la SNCF, elle est censée garder le secret sur les quais, guichets et salles d’attente que lui réclament les con­currents de son employeur. «Je ferai tout pour être irréprochable», jure-t‑elle. La bataille du rail est à peine engagée qu’elle s’annonce déjà chaude. Hors du territoire. Pressée d’en découdre, Trenitalia aimerait s’adosser à un opérateur français pour la ventes des billets et l’exploitation. La déconfiture dans le fret aurait pourtant dû l’alerter. Le monopole de la SNCF sur le TGV pourrait tomber en 2019. Selon Les Échos, Bruxelles prévoit d'ouvrir totalement à la concurrence les lignes nationales de chemin de fer. Le texte sera dévoilé fin janvier. Un trajet Paris-Marseille dans un train Deutsche Bahn: ce pourrait être une réalité dans moins de sept ans.

Selon les informations des Échos, Bruxelles prépare, dans le cadre de la libéralisation du transport ferroviaire entamée il y a plus de dix ans, un texte législatif qui prévoit l'ouverture complète à la concurrence du marché des passagers fin 2019. En clair: la SNCF serait contrainte d'affronter la concurrence sur les lignes nationales de TGV. Le texte final devrait être dévoilé fin janvier. Cette décision serait lourde de conséquences pour l'entreprise publique. Ce texte s'inscrit dans un vaste mouvement de libéralisation du transport ferroviaire en Europe. » Le TER pourrait être libéralisé à partir de 2015 » Berlin veut privatiser Deutsche Telekom et Deutsche Bahn » Des billets de train moins chers, à tout prix (Le Particulier)