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Les multiples divisions de l’Union européenne. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Philippe Ricard, Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant) et Alain Salles Depuis le vote sur le Brexit, les responsables européens multiplient les mises en garde sur la possible mort de l’Union européenne (UE), pour mieux en appeler à l’unité.

Les multiples divisions de l’Union européenne

Le sommet de Bratislava, vendredi 16 septembre, sera le premier organisé sans les Britanniques, depuis leur vote en faveur du Brexit, le 23 juin. Il s’agit de tenter d’endiguer l’onde de choc suscitée par cette perspective. Mais, en prélude, ce sont surtout les divisions qui se sont fait entendre, d’Athènes à Budapest, en passant par Berlin ou Bruxelles.

YouTube. Vidéo : Le Brexit en 1 minute 30. Qu'est-ce que le Brexit ? Le "Brexit" est une abréviation de "British Exit", évoquant l'hypothèse d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, faisant référence au "Grexit" évoqué durant l'été 2015 lors de la crise grecque.

Qu'est-ce que le Brexit ?

A la différence du "Grexit", où la mise à l'écart de la Grèce de la zone euro (et non de l'Union européenne) pouvait être envisagée comme une sanction envers le pays, il s'agit dans le cadre du "Brexit" d'un départ volontaire de l'Union. Le 23 janvier 2013, le Premier ministre - et candidat à sa succession - David Cameron annonce qu'il organisera un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne. Celui-ci a eu lieu le 23 juin 2016. Selon les résultats définitifs publiés le lendemain matin, les Britanniques ont choisi de quitter l'Union européenne avec 51,9% des voix.

Le Premier ministre David Cameron a annoncé sa démission quelques heures plus tard. Pourquoi le pire danger pour la démocratie en Europe serait désormais que le Brexit ne change rien (comme le “non” des Français au référendum de 2005) Atlantico : Le référendum sur le Brexit s'est essentiellement joué sur la question migratoire, et tout particulièrement sur l'immigration intraeuropéenne.

Pourquoi le pire danger pour la démocratie en Europe serait désormais que le Brexit ne change rien (comme le “non” des Français au référendum de 2005)

Quelles conséquences aura concrètement le départ de la Grande-Bretagne de l'UE en la matière ? Un changement est-il véritablement à attendre ? Gérard-François Dumont : Avant de parler des conséquences, il convient de rappeler les causes. La politique conduite par les autorités de l'Union européenne pendant ces dernières décennies doit assumer sa part de responsabilité dans le résultat du référendum britannique du 23 juin 2016. Une citoyenneté européenne est-elle possible. Notre imaginaire politique européen est hanté par la figure de l’État fédéral.

Une citoyenneté européenne est-elle possible

Bien sûr, depuis l’échec du projet de Constitution, nul ne se risque encore à user du vocable lui-même. Mais, au-delà des précautions sémantiques, la plupart des pistes envisagées en vue de « démocratiser l’Europe » – qu’il s’agisse d’élire un « gouvernement de l’Europe » en faisant de la Commission l’incarnation d’une majorité politique, de renforcer les partis politiques européens, de « politiser » les modes de décision européens par un plus grand recours au principe d’alternance fondé sur le clivage droite/gauche… [1] – en reviennent régulièrement à une forme de reconduction, à une échelle élargie, des mécanismes délibératifs et représentatifs forgés dans le cadre stato-national.

Ce volontarisme a pourtant montré ses limites. Le taux de participation aux élections européennes, qui s’articulent largement sur des clivages nationaux, est passé de 63% en 1979 à 45,5% en 2004. Quelle Europe politique. Refus clairement exprimé des Français et des Néerlandais d’un traité constitutionnel destiné à jeter les fondements d’un espace politique commun ; désaveu du suffrage universel par des dirigeants empressés de reconduire, sous une autre forme (le Traité de Lisbonne) ce qui semblait avoir été rejeté ; désintérêt profond des populations pour les élections européennes ; suspicion à l’égard d’institutions jugées bien technocratiques : la liste est longue des événements qui empêchent de croire que la construction politique de l’Europe, ambition clairement affichée, avance sûrement.

Quelle Europe politique

On peut s’en réjouir, penser qu’il n’y a décidément de démocratie que nationale et que puisqu’il n’existe pas de peuple européen, les institutions européennes sont condamnées à être lointaines. Peu assurée d’elle-même, hésitante sur la forme qu’elle doit se donner, l’Europe politique se construit pourtant. Ce dossier comprendra également quatre recensions : Y. Bertoncini, T. Pour citer cet article : Etienne Balibar : Tous Grecs, tous Européens. Etienne Balibar : Tous Grecs, tous Européens Intervention d’Etienne Balibar à la rencontre-débat du 31 mars 2012 avec les signataires de l’appel « Sauvons le peuple grec de ses sauveurs » (Théâtre de l’Epée de Bois, Cartoucherie de Vincennes).

Etienne Balibar : Tous Grecs, tous Européens

[Ομιλία του Ετιέν Μπαλιμπάρ στην συνάντηση της 31ης Μάρτη 2012 με όσους συνυπογράφουν το κάλεσμα « Να σώσουμε τον ελληνικό λαό από τους σωτήρες του »] Dans ce qu’on appelle toujours la « crise », mais qui semble s’apparenter de plus en plus à un « état d’exception » permanent, hautement instable, un point de non-retour semble avoir été atteint au cours des dernières semaines.

Les conséquences humaines pour la vie quotidienne du peuple grec, les conséquences politiques pour l’avenir de la démocratie dans nos pays sont si graves que de plusieurs côtés l’appel à réagir – et donc, tout simplement, à agir – se fait entendre. St29ballange. Le régime politique de l'Union européenne, par Gaël Brustier (Le Monde diplomatique, décembre 2009) Cette troisième édition de l’ouvrage de Paul Magnette, considérablement revue, donne une vision complète du processus d’intégration communautaire.

Le régime politique de l'Union européenne, par Gaël Brustier (Le Monde diplomatique, décembre 2009)