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Un oeil sur la génération

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Comment les métaphores programment notre esprit. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Rémi Sussan - InternetActu Encore un coup dur porté à l’idée de l’homme “animal rationnel” et une brique de plus à l’édifice de l’économie comportementale.

Comment les métaphores programment notre esprit

Notre vision du monde – et par conséquent nos décisions – seraient en grande partie modelées par notre système de métaphores, lesquelles n’appartiennent décidément pas qu’aux poètes. C’est ce qui ressort de l’expérience menée par Paul Thibodeau et Lera Boroditsky, à l’université de Stanford, relatée par un article de Discover magazine. Ces deux chercheurs ont proposé à leurs sujets deux rapports sur le crime dans la ville d’Addison, chacun des cobayes n’en lisant bien sûr qu’un seul.

Dans le premier texte, le crime était décrit comme une bête sauvage, un dangereux prédateur. La seconde version reprenait exactement les mêmes éléments que la première, statistiques comprises. Poursuivant plus avant leurs expériences, les chercheurs ont également pu faire d’autres observations intéressantes. Un geste irrécupérable. Politique Un geste irrécupérable Dans l’une des nouvelles du Libertinage , intitulée « Lorsque tout est fini », Aragon fait raconter à Clément Grindor les évènements qui ont marqué son existence et ont fait de lui un homme de l’ombre, de la puissance, de la trahison.

Derrière ce récit d’aventures, qui rebondit d’action en action, on ne lit, au fond, qu’une seule obsession : l’angoisse d’être récupérable. Membre d’une bande de malfrats, Grindor les trahit de peur que leurs vols et leurs meurtres ne soient interprétés comme une forme d’héroïsme. Devenu une sorte d’espion, il aide des hommes à acquérir argent et gloire, puis instille en eux le doute pour provoquer leur chute. Ce texte témoigne, avec une très grande force, du pouvoir d’absorption de la société dans laquelle Aragon vivait, et dans laquelle nous vivons encore.

Il ne faut pas croire, d’ailleurs, que ce soit la seule victime de ce phénomène. Que nous reste-t-il, alors ?

Sordide ordinaire

The Age Of Consent Around The World. Les ailleux. Symptomes. Ottensheimer Strasse 35. Entretien avec Sasha Grey, révolutionnaire du X. Il est possible qu’au départ on n’y ait pas cru, et d’ailleurs qu’auriez-vous fait à notre place ?

Entretien avec Sasha Grey, révolutionnaire du X

Elle semblait surgir d’une zone inconnue où le porno, la contre-culture, l’érudition, la new wave et la beauté fatale se seraient mélangés à l’infini. On a cru rêver. On a rêvé. On a rêvé Sasha Grey une fois, deux fois, et peut-être même jusqu’à six ou sept fois de suite. User les downloads jusqu’à la lie, histoire de se prouver que non, elle ne pouvait pas exister – tant il est de l’ordre des fantasmes de rester à leur place.

Mais sans satiété les bandes, depuis l’été 2007, sont tombées les unes après les autres, attestant que si miss Sasha Grey était bel et bien la révolution en marche dans le X. Cette fille, avec ce corps presque fragile, blanc, ses yeux dramatiques, répondrait parfaitement au dessein de Ballard. De quoi était-elle remplie ?