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Mémoire

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La mémoire génétique, comment nous savons des choses que nous n’avons jamais apprises. «J’ai rencontré mon premier autiste il y a 52 ans et ai toujours été intrigué par certaines de leurs incroyables capacités», écrit le docteur Darold Treffert, spécialiste de l’autisme, dans Scientific American. «L’une des choses les plus étonnantes et les plus fréquentes pour beaucoup d’autistes que j’ai vu est qu’ils connaissent clairement des choses qu’ils n’ont jamais apprises.» Ainsi, Leslie Lemke est un virtuose musical même s’il n’a jamais eu une leçon de musique dans sa vie. Comme «Blind Tom» Wiggins, un siècle plus tôt, son génie musical est apparu si jeune et de façon si spontanée qu’il n’a pas pu apprendre ce qu’il savait. Dans les deux cas, des musiciens professionnels ont confirmé que Leslie Lemke et Tom Wiggins avaient une connaissance innée «des règles de la syntaxe musicale».

Autre exemple semblable, Alonzo Clemons qui n’a jamais reçu une leçon sur l’art dans sa vie. Voilà de quoi alimenter l’éternelle querelle entre l’inné et l’acquis. Partagez cet article. La mémoire des mensonges. 4 octobre 2013 par Frank Arnould Nous souvenons-nous de quand nous avons menti ? Cela dépend des mensonges. Ai-je menti ou ai-je dit la vérité ? Selon les résultats d’une expérience publiée par des chercheurs américains (Vieira & Lane, 2013), répondre avec précision à cette question dépendrait du type de mensonge proféré.

En effet, les participants se sont mieux souvenus d’avoir menti quand leurs mensonges consistaient à décrire des objets qu’ils n’avaient en fait jamais vus. Les chercheurs ont interprété ces résultats dans le cadre de la théorie du contrôle de la source (Johnson, Hashtroudi, & Lindsay, 1993) . Les auteurs de l’étude ont également fait une autre découverte étonnante. Références : Johnson, M. Vieira, K. Mots clés : Mensonge – Faux souvenir – Faux aveux – Mémoire – Cognition – Adultes À lire également sur PsychoTémoins : Quand les mensonges deviennent réalité Sous-rubrique Actualités de la recherche – Mensonge et détection du mensonge Crédit photo : De faux souvenirs de guerre implantés dans le cerveau de soldats. Des scientifiques de l'université d'Utrecht aux Pays-Bas ont récemment mené une expérience visant à induire de faux-souvenirs chez des soldats revenus d'Afghanistan.

Cette étude s'inscrit dans les nombreux travaux qui ont déjà été faits sur les souvenirs factices qui pourraient être implantés dans la mémoire au moyen d'une manipulation mentale. Le protocole ressemble à un scénario de film de science fiction, et pourtant, il s'agit bel et bien d'une expérience réelle qui n'est d'ailleurs pas réalisée pour la première fois. Selon une étude parue dans la revue European Journal of Psychotraumatology, des chercheurs néerlandais seraient parvenus à implanter de faux souvenirs dans la mémoire de plusieurs humains. Plus précisément, dans la mémoire de soldats néerlandais partis en mission durant quatre mois en Afghanistan. Avez-vous déjà partagé cet article? Partager sur Facebook Partager sur Twitter Une implantation plus facile dans les cerveaux traumatisés. Tous les faux souvenirs ne se ressemblent pas. 12 avril 2013 par Frank Arnould Quelles sont les relations entre faux souvenirs spontanés et faux souvenirs induits ?

Le paradigme DRM (Roediger & McDermott, 1995) est devenu, en l’espace d’une quinzaine d’années, l’épreuve de mémoire la plus utilisée par les chercheurs pour provoquer facilement la formation de faux souvenirs chez les participants à leurs expériences. Rappelons brièvement le principe de cette tâche. Les sujets mémorisent tout d’abord des listes de mots. Les mots de chaque liste (lit, sieste, repos,...) sont associés sémantiquement à un autre mot (sommeil) qui, lui, n’est pas présenté (le leurre). Les illusions DRM sont, en quelque sorte, des faux souvenirs spontanés, générés « en interne » par le propre système cognitif et mnésique des sujets. Puisque ces deux paradigmes produisent chez l’enfant des résultats différents, la tentation de généraliser de l’un vers l’autre serait donc hasardeuse. Publié le 13 janvier 2011 Mis à jour le 12 avril 2013 Références : Gallo, D. Faux souvenirs : même les plus doués y succombent.

21 novembre 2013 par Frank Arnould Les personnes ayant une mémoire autobiographique exceptionnellement performante ne sont pas immunisées contre les faux souvenirs. En 2006, l’équipe dirigée par Elizabeth Parker, du département de neurologie de l’Université de Californie, aux États-Unis, a décrit le premier cas d’une personne possédant une mémoire autobiographique tout à fait exceptionnelle (Parker, Cahill, & McGaugh, 2006). La jeune femme en question pouvait se souvenir avec une précision incroyable des détails de son passé dès qu’une date particulière lui était soumise [1].

Les souvenirs autobiographiques de cette personne étaient vivaces et remplis d’émotion. Depuis la publication de ce cas, d’autres personnes présentant une mémoire autobiographique exceptionnelle ont été décrites dans la littérature scientifique (Ally, Hussey, & Donahue, 2013 ; LePort et al., 2012). Même les personnes hyperthymésiques sont donc victimes de distorsions mnésiques. Références : Ally, B. LePort, A. L’amnésie de Korsakoff et l’hippocampe. AlainLieury Professeur émérite de psychologie cognitive À la fin du XIXe siècle, un neurologue russe, Sergei Korsakoff, remarque un trouble spectaculaire de la mémoire chez ses patients alcooliques chroniques.

Voici une des descriptions par Sergei Korsakoff : « C’était un malade de trente-sept ans, un écrivain russe, qui avait pris l’habitude dans ses voyages en Sibérie de boire beaucoup d’eau-de-vie (de grain). […] Il absorbait néanmoins une quantité considérable d’eau-de-vie.[…] Les amis du malade finirent par remarquer que sa mémoire devenait plus faible. […] Le malade oubliait complètement ce qui lui était arrivé récemment ; il ne pouvait dire s’il avait mangé ce jour-là, si quelqu’un était venu le voir.

C’est en Russie que le neurologue Sergei Korsakoff découvre une amnésie générale liée à la consommation excessive d’alcool. © DP Et ainsi pour plusieurs de ses patients : ils sont capables d’un rappel immédiat ; dans les théories actuelles, ils ont une mémoire à court terme. Cerveau et souvenirs. Des électrochocs pour effacer les mauvais souvenirs du cerveau ? Des scientifiques néerlandais sont parvenus à effacer une partie des souvenirs de plusieurs patients en leur faisant subir une thérapie à base d’électrochocs.

Une technique qui n’en est qu’au stade expérimental mais qui pose des problèmes d’éthique. Et si les mauvais souvenirs pouvaient être effacés du cerveau ? Un seul traitement et vous ne seriez plus hanté par des souvenirs pénibles restés dans un coin de votre tête... Si cette possibilité semble relever de la science-fiction, elle est prise très au sérieux par les scientifiques qui y consacrent des recherches depuis plusieurs années. Objectif : soulager les personnes victimes de souvenirs traumatiques. Et une équipe pourrait avoir franchir un pas important dans le domaine. Avez-vous déjà partagé cet article? Partager sur Facebook Partager sur Twitter Un groupe de neuroscientifiques de la Radboud University Nijmegen, aux Pays-Bas, a cherché à effacer les mauvais souvenirs de patients souffrant de dépressions nerveuses.

Les deux circuits de notre cerveau pour effacer les mauvais souvenirs. Lorsque certains souvenirs indésirables remontent à la surface de la mémoire, nous sommes capables, dans une certaine mesure, de les chasser de notre esprit. L'oubli n'est donc pas seulement un mécanisme passif mais également un processus actif sur lequel il est possible d'exercer un certain contrôle. Ce qui se passe lorsque nous effaçons naturellement des souvenirs de notre mémoire intéresse beaucoup les neuroscientifiques car cela pourrait permettre de développer de nouvelles prise en charge après un traumatisme grave : agression, catastrophe, etc. Effacement ou substitution Roland Benoit et Michael Anderson, deux chercheurs du MRC Cognition and Brain Sciences Unit de Cambridge ont voulut en avoir le cœur net. Ils ont fait réaliser des exercices de répression de souvenirs à 40 volontaires tout en observant ce qui se passait dans leur cerveau grâce à des appareils d'IRM fonctionnelle.

Différences anatomiques Source : Neuron. Oublier pour mieux se souvenir pendant le sommeil. L'essentiel - Le sommeil doit avoir une fonction vitale, car il existe chez tous les animaux. - Alors qu’on considère classiquement qu’il renforce les connexions neuronales codant les souvenirs, il pourraiten réalité les affaiblir. Les connexions impliquées dans les souvenirs importants seraient moins affaiblies que les autres. - De cette façon, le sommeil préserverait les circuits cérébraux d’une saturation par les expériences quotidiennes etd’une consommation excessive d’énergie. L'auteur Giulio Tononi et Chiara Cirelli sont professeurs de psychiatrie à l'Université du Wisconsin-Madison, aux États-Unis. Chaque nuit, lorsque le sommeil nous rend aveugles, muets et quasi paralysés, notre cerveau travaille. Elle remplit probablement une fonction essentielle. Quelle est donc cette fonction du sommeil qui le rend si essentiel ?

Une hypothèse controversée Notre hypothèse va à l’encontre de celle de beaucoup de neurobiologistes. L'émotion, ciment du souvenir. Souvenirs et émotions. Comment les souvenirs des peurs sont stockés dans le cerveau. Le cerveau est capable d’aller chercher et de ressortir des souvenirs de peurs bien spécifiques, révélant un stockage et une capacité de rappel plus sophistiqués que ce qu’on pensait. L’étude de neuroscientifiques, publiée dans Nature Neuroscience [1], pourrait avoir des implications dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique, car comme les scientifiques commencent à comprendre comment les différentes peurs sont stockées dans le cerveau, ils pourraient progresser en s’attaquant à des souvenirs de peurs spécifiques.

Cette recherche s’est focalisée sur l’amygdale du cerveau, qui a montré qu’elle stockait les souvenirs des peurs. Cependant, des études précédentes ont indiqué que l’amygdale ne faisait pas de discrimination entre les différentes menaces qu’elle traitait. Les scientifiques de l’étude de Nature Neuroscience pensent pouvoir déterminer s’il y avait des différences dans la façon dont l’amygdale traite et se souvient des peurs.

Formation et consolidation des souvenirs. Les souvenirs sont gravés dans la mémoire sous forme de combinaisons particulières de modifications de synapses, les jonctions entre neurones. Ces modifications doivent être consolidées, sinon le souvenir risque de disparaître. Ces mécanismes font intervenir toute la machinerie moléculaire des neurones. Serge Laroche La synapse est le principal pilier de la formation et du stockage des souvenirs. © Delphine Bailly/Raphaël Queruel Serge LAROCHE dirige le Laboratoire de neurobiologie de l'apprentissage, de la mémoire et de la communication, umr 8620, cnrs et Université Paris-Sud xi, Orsay.

Comprendre les bases neurales de la mémoire et les causes de ses dysfonctionnements lors de diverses pathologies du cerveau est l'un des grands défis actuels et un enjeu majeur pour la société. Comment les souvenirs s'impriment-ils dans le cerveau ? L'encodage des souvenirs Ces configurations font partie de vastes réseaux neuronaux impliquant une mosaïque de centres cérébraux qui coopèrent. Pourquoi n'a-t-on aucun souvenir avant nos 4 ans ? Qui a déjà réussi à se rappeler de ses tout premiers pas ? Ou de la première fois qu'il a dit le mot "maman"? Ou encore, de son premier tour de manège ? Il semblerait qu'avant l'âge de 4 ans, il y ait un black-out total dans l'historique de notre mémoire. Les chercheurs appellent ce phénomène "amnésie infantile". Même s'ils étudient la question depuis plusieurs années, de nombreuses incertitudes subsistent. Voici ce que l'on sait pour l'instant. 1.

"L'hypothèse qui prévaut, aujourd'hui, est que l'amnésie infantile est due à l'immaturité de certaines structures du cerveau jusqu'à l'âge de 4 ans", assure Jean-François Chermann, neurologue à l'hôpital Léopold-Bellan de Paris. Il existe deux types de mémoires dans le cerveau d'un être humain : la mémoire implicite (celle des gestes, ou de l'inconscient), et la mémoire explicite (celle que l'on peut verbaliser, qui renvoie à des éléments autobiographiques et à nos connaissances). 2. 3. 4. C'est un peu le surmoi de notre cerveau. La construction des souvenirs : la potientialisation à long terme. Mémoire : la formation des souvenirs observée pour la première fois dans le cerveau.

Des chercheurs américains ont réussi à filmer le cerveau en pleine fabrication de souvenirs. Chez la souris, ils ont pu observer les souvenirs se balader dans le cerveau grâce à des marqueurs fluorescents. La mémoire est un processus cérébral particulièrement complexe dont les scientifiques n'ont pas encore percé tous les secrets. Comment une expérience se transforme t-elle en souvenir ? Et que se passe t-il dans le cerveau à ce moment-là ?

Une équipe de la Yeshiva University vient de franchir un pas crucial pour mieux comprendre le fonctionnement de la mémoire. Pour la toute première fois, ils ont réussi à visualiser la création de souvenirs dans le cerveau. Depuis longtemps, l'observation de la fabrication de souvenirs a été confronté à un obstacle majeur : les neurones sont des cellules extrêmement sensibles à tout changement. De l'ARN qui voyage dans les neurones Grâce à cette technique, les chercheurs n'ont introduit aucun élément susceptible de perturber le neurone. La naissance des souvenirs observée en direct. Sur cette image, on peut observer un neurone en culture. Les synapses excitatrices et inhibitrices sont respectivement en vert et en rouge. Cette nouvelle étude montre comment la cellule nerveuse contrôle la formation des souvenirs. © Don Arnold, DP Cerveau : la naissance des souvenirs observée en direct - 1 Photo Au fil des années et des expériences vécues, le cerveau emmagasine des informations qu’il stocke dans un coin et peut réutiliser en cas de besoin.

Ces souvenirs constituent ainsi une sorte de trame sur laquelle se greffent progressivement de nouvelles connaissances. Comment les souvenirs se forment-ils ? Sur cette séquence, on peut observer des dendrites de neurones dans lesquels circulent les molécules fluorescentes d’ARNm de bêta actine impliquées dans la fabrication des souvenirs. © Albert Einstein College of Medecine, You Tube « Les neurones sont très fragiles et il est difficile de les étudier sans perturber leur fonctionnement », expliquent les chercheurs. Les associations de la mémoire et des souvenirs. AlainLieury Professeur émérite de psychologie cognitive Selon une longue tradition qui va d’Aristote aux philosophes associationnistes anglais, certains philosophes et savants avaient bien remarqué que des mots (ou idées) en évoquaient d’autres comme s’ils étaient accrochés par les mailles d’un filet.

La théorie du filet de pensées a laissé des expressions courantes dans le langage : le fil de la pensée, perdre le fil de ses idées. Et Edgard Poe l’utilise dans la bouche du premier détective de la littérature pour deviner les pensées de son ami dans Double assassinat dans la rue Morgue (1841). Mais c’est l’Anglais Francis Galton qui eut l’idée d’utiliser les associations pour dévoiler l’esprit, en l’occurrence les souvenirs d’enfance. Francis Galton ou le filet du Livre de la mémoire Francis Galton vers 1850. Proust La madeleine de Proust est un passage particulièrement célèbre d’À la recherche du temps perdu, œuvre majeure de Marcel Proust. © DP.

Cerveau - Où sont stockés les souvenirs ? Faux souvenirs induits. Souvenir (mémoire) Faux souvenirs. Les mysteres de la memoire 3/3. Les mysteres de la memoire 2/3. Les mysteres de la memoire 1/3. Des gènes auraient un impact sur le vieillissement du cerveau. Une prothèse dans le cerveau pour doper la mémoire.

La voie vers la mémoire. L’hippocampe, ultime rempart de la mémoire ? Actualité : "Mémoire : nouveaux regards sur notre cerveau. La stimulation électrique du cerveau dope la mémoire. Mémoire à court terme. Mémoire et apprentissage. Mémoire. En savoir plus sur la mémoire. Les amnésies et paramnésies. Cerveaux sain, au début et à la fin de la maladie d'Alzheimer.

La maladie d'Alzheimer. Evolution du volume cérébral des Hominidés. Rôle de la mémoire dans l'évolution cérébrale. Une intéraction de sous-systèmes différents. Anatomie de la mémoire. La mémoire à long terme. Les mémoires sensorielle et à court terme. Les étapes de la mémorisation. La mémoire : définitive ou précaire ? Hypermnésie. Mémoire eidétique. Mémoire.