La presse souligne les «contradictions» de Nicolas Sarkozy face à l'Europe. Nicolas Sarkozy ayant annoncé vouloir réformer les accords de Schengen, dimanche à Villepinte, de nombreux éditorialistes pointent la contradiction, le candidat PS ayant été vilipendé par l'UMP pour avoir annoncé son intention de renégocier un traité pas encore appliqué. Dans Libération, Paul Quinio trouve que "le président sortant est apparu plein de contradictions. A force d'avoir compris beaucoup de choses et de se repentir à longueur de discours, Nicolas Sarkozy frôle le tête-à-queue". Et de souligner comme d'autres qu'il y encore contradiction «quand il s'arroge la possibilité de modifier les traités européens mais l'interdit à son adversaire.» Dans L'Alsace, Patrick Fluckiger fait chorus: "Quand Hollande réclame la renégociation d'un traité qui n'est pas encore appliqué, le président-candidat n'hésite pas à envisager la suspension de traités en vigueur depuis des années.
Il veut coller au plus près des préoccupations des électeurs, ce qui le mène à des acrobaties spectaculaires. Entre protectionnisme et libéralisme. Tout est dit dans cette phrase prononcée par Nicolas Sarkozy : "le libre échange, oui... la concurrence déloyale, non ! ". A bien écouter le discours prononcé par le Président candidat, on a, effectivement, une charge défensive contre tout ce qui pourrait nuire aux intérêts de la France… mais cette charge est bâtie sur les règles mêmes de la liberté économique.
Plusieurs exemples le prouvent. Les Etats-Unis, chantre du libéralisme, ont adopté le « Buy Business Act » qui impose à l’Etat américain d’utiliser exclusivement des produits fabriqués en Amérique dans les marchés publics ?... Qu’à cela ne tienne… utilisons le même procédé chez nous. Les Etats-Unis orientent l’argent public vers les entreprises qui choisissent de produire et de fabriquer sur le sol américain ? En exigeant des réformes de l’Europe, seule capable à ses yeux de protéger la France, il ne ferme pas les portes à cette communauté de pays souvent accusée de tous les maux.
Sarkozy apparait comme un candidat aux abois dans la presse allemande. 30 000 places.
Euro. Réactions: propos "Egalité entre les femmes et les hommes" L'allusion au plan Marshall... Et une piqûre de rappel su... International : caricature et imposture par William Bourdon. Villepinte, une vision de l’avenir #frontieres #gaulois.