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Logement

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Cécile Duflot annonce des réquisitions de logements vides d'ici à la fin de 2012. Des réquisitions de logements vides auront lieu d'ici à la fin de l'année, a annoncé jeudi à l'AFP la ministre du Logement, Cécile Duflot, au cours d'une visite dans un centre d'hébergement d'urgence pour sans-abri à Paris, géré par l'association Emmaüs Solidarité.

"Trois lettres" sont sur le point d'être envoyées aux préfets des régions les plus tendues en matière de logements - Île-de-France, Rhône-Alpes et Paca - "pour se mettre en situation de procéder à des réquisitions d'ici la fin de l'année", a expliqué la ministre, en précisant que ces réquisitions concerneraient des bâtiments appartenant uniquement à des personnes morales. Fin octobre, Cécile Duflot avait dit sa volonté de mettre en oeuvre ce dispositif rarement appliqué par un gouvernement pour accueillir sans-abri et mal-logés. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lui avait emboîté le pas début novembre en demandant un "inventaire" des bâtiments vides pouvant accueillir des personnes sans domicile. L'appel de Duflot : Dieu est partage. Hébergement catholique. Cécile Duflot vient de demander à l'archevêque de Paris de mettre à disposition des autorités, dans le cadre du plan d'urgence grand froid, des locaux dont ils auraient la disposition, mais pas l'usage.

Bien évidemment que cette demande n'est pas sans lien avec le combat des catholiques contre le mariage gay. Le but est clairement de demander si l'institution catholique mettra autant d'énergie à aider les SDF qu'elle en met à combattre une réforme sociétale qu'elle désapprouve. C'est de bonne guerre. A partir du moment où on descend dans l'arène politique, il faut accepter de prendre des coups et de se voir questionner. La balle est dans le camp de l'archevêché et de l'église catholique... Cette demande est particulièrement cruelle, car elle met en lumière que l'église catholique, du fait de la décroissance rapide de ses fidèles et surtout de ses cadres, dispose d'un patrimoine immobilier surdimensionné par rapport à ses besoins.

Blocage des loyers: la goutte qui pourrait faire dégonfler la bulle. - Les toits de Paris- Benoit Tessier /Reuters - Le «blocage» des loyers à la relocation va entrer en vigueur dès la rentrée. Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des territoires et du logement, va imposer par décret fin juin une limitation de la hausse des loyers dans les zones de tensions immobilières. «Il s'agit d'une disposition d'urgence pour répondre à la crise du logement qui pèse sur les ménages», indique la ministre écologiste. Ainsi, les propriétaires ne pourront plus augmenter à leur guise leur loyer à chaque changement de locataire.

En moyenne, l’augmentation allait de 3,6% à 6%. Les nouveaux locataires seront désormais soumis au même tarif que les sortants -ajusté de l'indice de référence (IRL) de l'Insee (aujourd’hui à 2,36%). Les acteurs du secteur n’ont pas tardé pour dénoncer l’inefficacité de cette mesure, qui risque d'après eux d’être contre-productive. Hausse vertigineuse des prix de l’immobilier Mais ce constat ne correspond pas vraiment à la réalité. Stéphanie Villers. La hausse du m2 en repos forcé. Finalement, l’encadrement des loyers qui s’applique à partir d’aujourd’hui n’aura pas suscité les polémiques que d’aucuns redoutaient à gauche. Ce texte, qui interdit pour un an des hausses de tarifs à la relocation (quand le locataire change) supérieures à celle de l’indice de référence des loyers (sauf en cas de travaux ou si le loyer pratiqué est manifestement sous-estimé par rapport au voisinage), est passé politiquement comme une lettre à la poste.

Les associations de bailleurs, comme les fédérations de professionnels - qui avaient fait part de leur hostilité durant la campagne électorale - ont protesté pour la forme : pas de diatribes promettant une catastrophe sur le marché locatif, pas de dénonciation radicale du texte. «Ce décret n’a pas été une surprise. François Hollande avait clairement fait état de ses intentions, souligne René Pallincourt, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). «Plafond». «À la raison». Photo Vincent Nguyen. Tonino SERAFINI.