V. Peillon détaille la semaine de quatre jours et demi. Une semaine plus longue (retour à quatre jours et demi) et des journées plus courtes : les écoliers vont changer de rythme, au plus tard en 2014. Vincent Peillon, le ministre de l’Education nationale, dévoile en exclusivité dans l’édition Ouest-France de jeudi le contenu de sa réforme. Vous présentez aujourd’hui, à Brest, le décret qui instaure, de nouveau, quatre jours et demi de classe, en maternelle et en primaire.
Qu’attendez-vous de cette réforme ? C’est une réforme très importante, dans l’intérêt des enfants. Car les élèves français ne travaillent que 144 jours par an. Les parents s’interrogent : à quelle heure l’école va-t-elle commencer ? Les parents ne doivent pas s’inquiéter. Qui décidera de ces activités ? Un projet territorial d’éducation pourra être défini. La réforme s’applique à la rentrée de septembre 2013, au plus tard à la rentrée 2014. Je souhaite qu’une majorité d’élèves soient aux quatre jours et demi à la rentrée. Non évidemment. Vincent Peillon : "Aucun enfant ne sera hors de l'école avant 16h30" LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mattea Battaglia, Maryline Baumard et Aurélie Collas (Propos recueillis) Mardi 9 octobre, le chef de l'Etat a refermé les trois mois de concertation et énoncé ses priorités pour l'école. Le ministre de l'éducation, Vincent Peillon, sa feuille de route en main, expose dans une interview exclusive au "Monde" sa méthode et son calendrier pour mettre en œuvre la refondation de l'école.
Du discours de François Hollande, l'opinion retient la fin des devoirs à la maison. Qu'est-ce que cela dit de notre société ? Vincent Peillon : Ce n'est pas le seul sujet retenu, et heureusement! Si celui-là a particulièrement marqué, c'est sans doute parce qu'il montre concrètement qu'un projet pour l'école est, comme l'a dit le président de la République, un projet de société. Ces faiblesses de notre orientation provoquent un grand gâchis humain, c'est la raison de beaucoup de décrochages, mais aussi économique, puisque beaucoup de métiers peinent à recruter. Rythmes scolaires: pourquoi la grève des enseignants parisiens est injustifiée. "Un mouvement historique". C'est ainsi que Jérome Lambert, secrétaire départemental du Snuipp-Paris a qualifié la grève des enseignants parisiens. Ils seraient ce mardi entre 84% selon la mairie et 95% selon le syndicat à ne pas faire classe pour protester contre la réforme des rythmes scolaires.
La date n'a pas été choisie au hasard: demain aura lieu la présentation de la grande loi de "refondation" de l'école en conseil des ministres. Une manifestation aura lieu ce mardi après-midi. L'ampleur du mouvement empêche la mairie de pouvoir assurer le service minimul d'accueil. C'est le premier mouvement de grève dans l'Education nationale depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir. La concertation a eu lieu La première, c'est que le temps de la concertation est fini. Une réforme qui répond aux revendications des syndicats Seconde objection à cette grève, les revendications avancées. Travailler plus ? Que reste-t-il à négocier? Reste la question des salaires. Lettre d’un instit parisien écœuré à lui-même (puisque personne ne veut l’entendre) | L’instit’humeurs. "Hier, j’ai fait grève, comme près de 80% de mes collègues parisiens. Pour dire à MM.
Delanoë et Peillon mon désaccord avec la mise en place pour la rentrée prochaine des nouveaux rythmes scolaires. Tout le monde a dit que je faisais grève parce que je ne voulais pas venir travailler le mercredi. C’est faux. ...que cette réforme mal fichue et inessentielle, préparée à la va-vite et difficile à mettre en œuvre – on s’en apercevra dans huit mois –, ne va pas apporter grand-chose aux élèves, contrairement à ce qui est claironné partout, ministre en tête.
Raccourcir la journée des enfants ? Ils feront seulement 45 minutes de classe en moins, au mieux, et leurs journées finiront toujours à 16 h 30. Alléger les journées ? Alléger la semaine ? Offrir une ouverture culturelle lors de l’accueil périscolaire ? On invoque les chrono-biologistes, mais qui les a vraiment lus ? Il aurait fallu… Mais cette réforme ne va pas assez loin, et se donne pourtant des airs de révolution. Lettre ouverte à mes collègues - Maman instit' révoltée. Ce texte ne provient pas d'un syndicat, je ne suis même pas syndiquée, je ne me revendique d'aucun parti politique. Je suis PE à la ville du Mée sur Seine et je me suis levée ce matin révoltée. J'ai cherché un mot d'ordre syndical pour le diffuser mais aucun ne disait tout ce que j'avais sur le cœur. Alors, je vous ai écrit. Pour ma fille en premier lieu, pour mes élèves ensuite et par habitude pour moi en dernier.
Le jeudi 28 mars 2013 : je serai en grève, et vous ? Déjà pour reconquérir notre droit de grève, spolié par la mise en place du Service Minimum d'Accueil. Surtout pour nos enfants (car nous sommes aussi parents ou grand-parents en grande majorité): pour des raisons budgétaires et d'encadrement, beaucoup de communes réfléchissent à la possibilité d’accoler les 45 minutes de périscolaire au temps de pause du midi. Mais aussi pour tous nos élèves : car ce décret était censé alléger les rythmes des enfants afin qu'ils soient plus reposés.
Je ne peux me résigner cette fois. "Nous ne sommes qu'au début de la réforme des rythmes scolaires" Vous vous étiez beaucoup préparé à ce poste de ministre de l'Education nationale, et pourtant, à peine neuf mois après votre nomination, on a l'impression que la situation vous échappe quelque peu. Pourquoi? J'ai toujours su que la réforme de l'école serait nécessairement difficile. Car il ne peut s'agir seulement de rajouter des moyens - nous le faisons -, mais il faut aussi changer des habitudes et des pratiques. Nous n'avons pris personne par surprise. Les Français ont élu un président de la République qui porte un changement ambitieux pour l'école et l'avenir de nos enfants. Tout le monde était pour la réforme des rythmes scolaires... jusqu'à ce que vous la lanciez. Tout le monde était pour... en paroles. En quoi cette évolution des rythmes scolaires constitue-t-elle un test de la capacité de la société française à se réformer?
Pour deux raisons. Je recommande aux communes de passer dès cette année. J'ai lu ça... mais je ne confirme rien. Aucun ne dit qu'il est contre la réforme. Projet Peillon.