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Sociétal

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[ENQUETE] "Moi, métis" - Société. C'est l’un des sketchs culte de son nouveau spectacle. Jamel Debbouze évoque son mariage avec Mélissa Theuriau, et la première rencontre entre les deux familles. « Eux ce sont des catholiques de l’Isère, nous on est des musulmans de Trappes. Elle,son père est saxophoniste, moi, le mien, il est schyzophréniste». Mélissa et Jamel, le prince et la princesses version 2011, ont eu un petit garçon. Devinette, comment s’appelle-t-il ? « Schyzophréniste » ? Jambon or not jambon ? Isabelle, lorraine, et Sohil, d’origine algérienne n’ont pas ces fausses pudeurs. Si tu n’es pas sage, « Ong tay » (monsieur le Français »), viendra te gronder ! Dis moi ce que tu manges et je te dirais qui tu es : la nourriture est en effet un lieu sensible de la transmission. Pour les immigrés de la deuxième génération, comme lui, souvent mariés avec des « Français de souche », la naissance d’enfant métis survient comme un catalyseur. « Qu’est ce qu’on va leur transmettre ?

Babtous et renois Choisir son camp. Pourrait-on débattre du patriarcat ? Photo Manifpourtous octobre 2014 Pourrait-on débattre du patriarcat ? GPA, PMA, Mouvement LGBT, Manifpourtous, la grande confusion réactionnaire Pourrait-on débattre de la GPA ? Oui, on pourrait ; mais pourrait-on également parler du patriarcat et de la domination masculine ? C’est moins sûr. D’ailleurs, y a déjà eu nombre de débats sur la GPA et toute personne souhaitant s’informer sur la question dispose de nombreux matériaux (débats et nombreux écrits, thèses et contre-thèses).

En ce qui me concerne, en 2011, j’écrivais déjà ce texte, de l’intérieur du mouvement LGBT, à l’époque présidente du Centre LGBT Paris : Depuis, je n’ai pas changé de position, je l’ai affirmée, confortée par nombre de faits et de témoignages, de plus en plus interloquée par les arguments cyniques et parfois fantaisistes présentés par les pro-GPA. Pour le fond du débat je renvoie donc au texte ci-dessus. J'aime : L'utopie libérale du service sexuel, par Mona Chollet (Le Monde diplomatique, septembre 2014) Les « travailleurs du sexe » qui militent pour la légalisation de leur activité insistent souvent sur le fait qu’ils sont indépendants et n’ont pas de proxénète. Ce discours tend à faire oublier les profits colossaux engendrés, dont les intéressées sont souvent les dernières à voir la couleur — quand elles la voient (1). Agences de voyages, sociétés de transport, hôtels et autres intermédiaires, sans même parler des trafiquants, en bénéficient largement.

Dans le monde économique français, la pratique de la « chambre garnie » permet de conclure un grand nombre d’affaires. Les grandes entreprises du secteur de l’eau, par exemple, ont abondamment utilisé les services de call-girls pour tenter de remporter les marchés auprès des élus (2). La Belgique, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont décidé il y a peu d’inclure la prostitution, en même temps que le trafic de drogue, dans le calcul de leur produit intérieur brut (PIB), indicateur stratégique s’il en est. Le piège de la légalisation. Espagne : dernière ligne droite vers la fin du droit à l’avortement. Il sera bientôt difficile pour les Espagnoles de disposer librement de leur corps. La loi de protection des droits du fœtus et de la femme enceinte, restreignant de manière considérable l’interruption volontaire de grossesse (IVG), passera ce vendredi en conseil des ministres.

Elle sera ensuite présentée au congrès en juillet pour être très certainement votée dans la foulée, les conservateurs détenant la majorité absolue. Et entrera en application d’ici la fin de l’année. Cette loi annulera alors celle de 2010 qui permettait aux femmes d’avorter librement et sans se justifier jusqu’à quatorze semaines de grossesse. Mariano Rajoy aura donc tenu parole. Un retour en arrière Si certains médias qualifient cette dernière exception d’"assouplissement de la loi", peu l’évoquent, le projet étant quasiment entériné. Des grues feront-elles le printemps ? Mariage homo : le débat en débat. Education nationale: faut-il préciser que Rimbaud et Jules César couchaient avec des hommes  Il est tout à fait normal que le débat porté par les médias se réduise à une question aussi clivante.

J'attends néanmoins de nos ministres (Najat Vallaud-Belkacem, mais aussi Vincent Peillon) qu'ils prennent un peu de hauteur sur ce sujet. Il ne s'agit pas en effet de savoir s'il est bon de signaler systématiquement l'homosexualité de Rimbaud dans un cours de français mais de savoir quand et comment le faire. Comme le rappelle Claude Lelièvre (spécialiste du système éducatif) sur Mediapart, l'évocation de l'homosexualité à l'école pose encore problème : "Dans les livres d’histoire, les rares lignes consacrées aux homosexuels sont limitées à leur déportation par les nazis : «Ils n’apparaissent dans l’histoire que lorsqu’on veut les anéantir ! »". Une réflexion sérieuse et aboutie sur la place de l'homosexualité dans l'enseignement scolaire permettrait pourtant de déminer de nombreux problèmes qui coûtent cher à notre société. Les réformes « sociétales », la gauche et l'égalité.

La revendication du droit au « mariage pour tous » doit-elle nécessairement finir comme l’ont prévu les Cassandre de toutes obédiences et se révéler une boite de Pandore propre à légitimer mille autres tocades sociétales ? On peut le craindre, tant sont prompts à donner de la voix, ces jours dernier, les tenants de cette gauche qui ne jure que par l’épanouissement individuel et craint de voir ressurgir le spectre d’octobre 1917 dès qu’on lui parle de collectif et, plus encore, de lutte des classes. Il a toujours existé une gauche libérale. D’ailleurs, le libéralisme originel était progressiste. La modernité est héritière de ce libéralisme-là, le politique, celui de Montesquieu et de Tocqueville.

Celui auquel on doit l’affirmation de l’individu, et qui s’est appliqué, au XVIII° siècle, à rompre la gangue des conformismes, le dicktat des communautés et des ordres, l’oppression des appartenances. PMA, GPA, IAD... Les poupées russes de la procréation. Mariage pour tous = enfants pour tous? Le candidat François Hollande imaginait-il la cascade de conséquences que soulèverait son 31e engagement? Le droit au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels, expliquait-il, serait «une nouvelle illustration des progrès de notre société». Très vite, le débat s’est déplacé. Avant même que le projet de loi ne soit rédigé, la question centrale fut celle de la «Procréation médicalement assistée» (PMA) et de «Gestation pour autrui» (GPA).

Le droit au mariage et à l’adoption de ces couples devait-il être élargi à celui de la procréation? La polémique est vite devenue brouillonne, voire artificielle. «Beaucoup de mes collègues découvrent seulement aujourd’hui la redoutable complexité de l’affaire, confie un jeune député socialiste membre de la commission des affaires sociales. Pour les uns, cette extension des droits s’inscrit naturellement dans la logique égalitaire qui sous-tendait l'engagement présidentiel.

Grossesse pour autrui (GPA) 1. Vers l’humanité unisexe. Cherche mère porteuse pour faire naître un bébé Néandertal. Un chercheur de l’Harvard Medical School affirme qu’il est aujourd’hui possible de cloner un bébé Néandertal à partir d’ADN artificiellement recréé. Prochaine étape : trouver la mère porteuse... Révisez vos scénarios de science fiction, le futur de la planète pourrait bien emprunter un tout autre visage : celui de la cohabitation entre individus modernes et préhistoriques.

Parmi les organismes éteints, dont l’avenir est désormais voué à la fantaisie d’une poignée de scientifiques, on trouve depuis peu les Néandertaliens. Disparue il y a 33.000 ans, cette espèce cousine de l’Homme moderne pourrait être artificiellement recréée avec les moyens actuels mis à disposition de la science. C’est du moins ce qu’affirme George Church, généticien à la Harvard Medical School, reconnu et respecté de ses pairs.

Avez-vous déjà partagé cet article? Partager sur Facebook Partager sur Twitter Une avancée clé dans la lutte contre les maladies ? Mauvais sperme, stérilité, FIV : les réponses (et questions) de Jacques Testart. Jacques Testart, en février 2013 (BALTEL/SIPA) « Faire des enfants demain » de Jacques Testart, éd. Seuil, mars 2014 « La mise en garde d’un pionnier de la procréation médicalement assistée ». C’est ainsi que le livre de Jacques Testart, « Faire des enfants demain », est présenté par le Seuil, sa maison d’édition. Qu’il est biologiste, directeur de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ; qu’il a été à la pointe des techniques de procréation médicale assistée (PMA) avec le premier bébé-éprouvette français, né le 24 février 1982 ; qu’il se dit de gauche, athée et décroissant ; qu’il s’est prononcé contre la PMA pour les couples de même sexe.

Après les récentes études au sujet de la qualité du sperme, qui confirment qu’on trouve de moins en moins de spermatozoïdes dans la semence des hommes français, nous avons voulu parler avec lui de sperme, de fertilité et de fécondation in vitro (FIV). Ce n’est pas très optimiste... Oui alors ça...