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Mutations Socio-économiques

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À la rencontre des « raters », petites mains des « big data » L’utilisation intensive des algorithmes dans l’industrie du numérique semble dessiner les contours d’un modèle de création de valeur sans intervention humaine. Voilà encore de quoi fabuler allègrement sur la « fin du travail ». Mais c’est précisément lorsque le mythe du « tout automatisé » semble se concrétiser qu’il se révèle illusoire. Car les machines, même apprenantes, laissent toujours vierge un territoire de tâches et d’activités. Les raters constituent une figure à la fois emblématique et peu connue du travailleur oeuvrant dans l’industrie de la donnée.

Étudiants, homeworkers, femmes au foyer, précaires des cinq continents, ils travaillent indirectement pour Google, Amazon ou Microsoft. Les extraits de l’entretien qui suit, mené en 2015 avec un rater de la sous-traitance pour Google, donnent une illustration suggestive de la réalité d’un travail laissé dans l’ombre des discours convenus sur les « big data ». Rater, mode d’emploi T’as un site, t’as tes « login » [il me montre]. Non. L’Industrie du futur : progrès technique, progrès social ? Regards franco-allemands. Les transformations profondes en cours de l’appareil industriel provoquées par les techniques numériques conduisent la plupart des pays industriels à s’interroger sur l’industrie du futur. La Fabrique de l’industrie, qui a contribué à lancer ce débat en France, a organisé en 2016-2017, avec la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Friedrich Ebert en Allemagne, des échanges franco-allemands sur les enjeux de ces transformations, dont cette note présente les conclusions.

Elle rappelle en introduction que les deux pays ont pris conscience que leurs industries devaient faire face, d’une part à la concurrence de pays comme la Chine et la Corée du Sud, et d’autre part à l’émergence d’un nouveau modèle de production sous l’impulsion du numérique, mais qu’ils ont réagi différemment. L’Allemagne a lancé dès 2011 un programme « Industrie 4.0 » rassemblant tous les acteurs avec l’objectif de sauvegarder le leadership de l’industrie allemande des biens d’équipement. Que devient le travail dans l'économie digitale ? - travail emploi europe. Le document de travail de Patricia Vendramin et Gérard Valenduc à l'origine de cet article est publié par l'Institut syndical européen (European Trade Unions Institute), un centre de recherche et de formation de la Confédération Européenne des syndicats (CES). L'Institut a demandé à deux professeurs-chercheurs de faire le point sur l'impact des technologies digitales sur le travail.

Face au déploiement de ces technologies, l'approche adoptée par les auteurs présente un triple intérêt : Face aux discours qui annoncent une transformation profonde du travail et de l'emploi ainsi qu'une remise en questions de la pertinence et de la pérennité du modèle social de l'emploi salarié, les auteurs soulignent que les évolutions économiques et sociales ne sont pas induites uniquement par les révolutions technologiques : elles y contribuent mais en sont des ingrédients parmi d'autres. Pour en savoir plus : Vers une société sans emploi ? - travail emploi europe. Allons-nous vers une déconnexion revenu / travail ? Pour la première fois dans l'Histoire, une révolution technologique détruit plus d'emplois qu'elle n'en crée et le numérique commence à inquiéter un certain nombre d'économistes et décideurs.

Metis reprend avec l'aimable autorisation de Meta Media ce papier rédigé par Alicia Tang et Diane Touré à l'occasion de la journée exploratoire co-organisée par la Société Française de Prospective, Cap Digital, et Metis. Révolution numérique : vers une transformation du travail et de l’emploi Les technologies, comme la machine à vapeur ou encore l'électricité, ont bouleversé les modèles socio-économiques dans lesquels elles sont apparues. Ces ruptures technologiques modifient en profondeur la nature, le rapport et la structure du travail dans nos sociétés occidentales.

En effet, on peut aujourd'hui être à la fois entrepreneur, étudiant, salarié, expert ou encore indépendant. Une nouvelle vision du travail pour les jeunes 1. 2. 3. Vers une société sans emploi. Par Alicia Tang et Diane Touré, Direction de la prospective, France Télévisions Allons-nous vers une déconnexion revenu / travail ? Pour la première fois dans l'Histoire, une révolution technologique détruit plus d'emplois qu'elle n'en crée et le numérique commence à inquiéter un certain nombre d'économistes et décideurs.A l’occasion d’une journée exploratoire, la Société Française de Prospective, avec le soutien de Cap Digital et en partenariat avec Metis, a abordé ce sujet insuffisamment traité et a tenté d’envisager le futur de nos modèles économiques. 1Révolution numérique : vers une transformation du travail et de l’emploi Les technologies, comme la machine à vapeur ou encore l'électricité, ont bouleversé les modèles socio-économiques dans lesquels elles sont apparues.

Aujourd'hui, une nouvelle révolution est en train de transformer le monde. Ces ruptures technologiques modifient en profondeur la nature, le rapport et la structure du travail dans nos sociétés occidentales. 1. 2. 3. Robotisation et chômage de masse : à quoi ressemblera la société de demain ? Trois millions d'emplois vont être supprimés en France d'ici à 2025 à cause des robots. Telle est la prédiction de Roland Berger Strategy Consultants, une société internationale de conseil stratégique. Faut-il s'inquiéter de ce chômage à venir, dû aux progrès technologiques ? Ou réfléchir déjà à quoi ressemblera la société à ce moment-là ? Pour y répondre, Francetv info a rencontré Charles-Edouard Bouée, PDG de Roland Berger Strategy Consultants, auteur de Confucius et les automates (Grasset), ouvrage sur "l'avenir de l'homme dans la civilisation des machines".

Entretien avec ce consultant passionné de science-fiction, qui s'exprime à titre personnel, à partir de l'analyse des changements industriels dans les différents pays où il a vécu : l'Angleterre, la France, la Chine, les Etats-Unis et désormais l'Allemagne. Francetv info : Pourquoi l'automatisation est-elle amenée à progresser dans les usines ? Tout ne sera pas cependant négatif dans cette évolution. L'entrepreneuriat solidaire comme modèle économique. LE MONDE | • Mis à jour le | Jean-Luc Perron (Fondation Grameen Crédit agricole) La crise a révélé les excès d'un modèle d'entreprise fondé essentiellement sur la dimension égoïste de l'investisseur ou de l'entrepreneur et la maximisation de leurs gains.

Il existe un autre modèle, reposant sur l'altruisme : les "entreprises solidaires de développement", dont la réussite se mesure à l'aune de leur impact dans la lutte contre la pauvreté, la précarité et l'exclusion, et où l'essentiel, voire la totalité des profits est réinvesti dans l'entreprise pour en accentuer l'impact social. Dans les pays en développement, les opportunités de bâtir de telles entreprises ne manquent pas, qu'il s'agisse de donner aux plus pauvres accès aux biens et services essentiels - la nourriture, l'eau, le logement, l'énergie, la santé, l'éducation ou les services financiers - ou de développer à leur profit des chaînes de valeur inclusive.

Laurent Alexandre : « Nous sommes entrés dans le siècle de l’eugénisme » Bientôt, la sélection génétique des embryons sera ouverte à tous les parents. Un eugénisme décomplexé qui permettra de choisir la couleur des yeux, la musculature, la personnalité et surtout le QI de son futur enfant, affirme Laurent Alexandre, chirurgien urologue, aujourd’hui à la tête de DNA Vision, une société belge de séquençage de l’ADN. Dans une tribune publiée le 26 mars 2014 dans Le Monde, vous employez le terme de « toboggan eugéniste ». Qu’entendez-vous par là exactement ? Nous sommes entrés dans le siècle de l’eugénisme. Le caryotype humain complet (46 chromosomes au total) / PASIEKA / APA / AFP Et en quoi consiste la troisième phase alors ?

Pour l’instant, je n’ai parlé que du tri des « mauvais » embryons. . « En matière de beauté, il y aura toujours des cycles. Existe-t-il un risque que nous finissions par tous nous ressembler ? Non, je ne crois pas trop à l’eugénisme physique. Vous pensez donc qu’on se dirige plutôt vers une forme d’eugénisme intellectuel ? C’est évident. CNIL: Le corps, nouvel objet connecté. Quand des professeurs d’Histoire-Géographie renversent leur classe 1/2. Visualiser le futur des technologies éducatives. “Les hôpitaux sont en passe de devenir des agrégateurs d’objets connectés” Que ce soit dans l'environnement quotidien des patients ou directement sur et dans leur corps, les objets connectés devraient être de plus en plus présents. Praticiens et hôpitaux seront-ils les premiers fournisseurs de ces outils de mesure? Interview de Yuri Van Geest, co-fondateur de Quantified Self Europe et ambassadeur pour les Pays-Bas de la Singularity University.

Rencontre en amont de son intervention "Sensors & Tracking: Quantifying the Self & Listening to Your Body" pour l’événement Health 2.0 Europe, qui se tiendra à Londres du 17 au 19 novembre. On voit apparaître de plus en plus d’objets connectés dans le domaine du fitness ou du bien-être. Quelle est, selon vous, la suite logique pour ce marché ? Ceux-ci vont être de plus en plus intégrés. Le secteur de la santé (les hôpitaux, l’industrie pharmaceutique, les assurances…) saura-t-il tirer parti de ce marché ? Cela me semble compliqué car ce marché est particulièrement compétitif.

VIRAGE CULTUREL. Lundi 21 octobre 2013 1 21 /10 /Oct /2013 00:28 Nous sommes en 2033. Le mal de ventre existe toujours. Par contre, plus possible de prendre du Spasfon en automédication, la majorité des médicaments a été supprimée en raison de leurs effets indésirables. La loi interdit désormais aux médecins, de donner plus de 3 molécules différentes à un patient. Choisir l’endroit ou l’on va consulter n’est pas simple en ces temps la. S’orienter dans le système de santé implique d’abord l’analyse approfondie du Top 10 des meilleures équipes de la spécialité. Puis la comparaison des taux d’infection nosocomiale de chacun des praticiens, le montant des stylos et des petits-déjeuners que lui ont offert les labos, et le nombre de DPC réalisés chaque année.

Les médecins ne sont plus payés à l’acte, seulement au forfait, et tous les spécialistes sont désormais hospitaliers. Tous les médecins consultent donc à la fois à l’hôpital et en ville. Bernard Stiegler : « Nous entrons dans l’ère du travail contributif » Ma journée de boulot dans 10 ans.