Regards croisés sur le football - Nonfiction.fr le portail des l. Au cours du XXème siècle, le football s’est imposé comme le sport par excellence, définissant un langage simple et accessible, repris et adapté dans le monde entier , à l’exception notable de l’Amérique du Nord. Pourtant, ce phénomène de masse est demeuré un champ largement inexploré des sciences sociales. Il véhicule pourtant des enjeux capitaux, notamment au regard de la notion de Nation ou d’identité – des questions traitées notamment par Eric Hobsbawm, Benedict Anderson ou Ernst Gellner. C’est ce point aveugle que cet ouvrage collectif entend explorer. En effet, précisent les éditeurs, "peu nombreuses sont encore les études portant sur le concept en lui-même et pourtant fondamental d’ "identité sportive" et sur ce que recouvre l’ambiguïté du concept". L’attachement à un club ou à une équipe nationale, leur capacité à créer un "Nous" subsumant les "Je", met en jeu des processus plus complexes qu’il n’y paraît, dont il sera question dans cet ouvrage.
Le concept ambigu d’identification. Un barbare qui sait pleurer. C'était l'an passé dans notre numéro "Paris, Paris, on t'adule!
", et le texte est plus que jamais d'actualité: confessions d'un supporter du PSG qui ne demande pas l'absolution. Supporter du PSG... Les rires, déjà, lèchent mes entrailles. Les rires des autres. Ceux convertis en 1998, ceux complexés par leur province, ceux qui voudraient raser et, même pourquoi pas, fusiller tout Boulogne, ceux qui écrivent football avec un petit f dédaigneux. Jamais une machine à gagner 1980 : un ange se pose au Parc. Les matches se confondent tous. Le bonheur et la guerre Le Parc des Princes.
Celui qui croit à la victoire éternelle est un crétin. Chambre d’enfant Aujourd’hui, le PSG sombre. GARDIEN. Aussi incompris que le poète, le gardien de but n'a jamais les éloges qu'il mérite.
En voici un pour remettre les pendules du stade à l'heure. Dans Le Portrait, Nicolas Gogol nous raconte les mésaventures du jeune peintre Tchartkov, qui a choisi le succès au détriment de l’Art. Le football a, semble-t-il, pris le même chemin, mettant en avant les Zidane, Maradona, Ronaldinho et autres Isaïas au jeu spectaculaire et facilement vendeur. Mais à l’ombre des cages se cache le ténébreux, le veuf, l’inconsolé. Au bord du mondeDepuis Baudelaire, tout bon poète se doit d’être à la fois au cœur et à la marge du monde; il en souligne les failles, les paradoxes et les zones d’ombre. Le gardien de but se construit donc sur une faille, un décalage: si l’on comprend qu’il est nécessaire au jeu, on le cantonne tout de même aux extrémités du terrain (donc du monde). La beauté de son artCe qui nous conduit à la question fondamentale du poste de gardien de but, encore une fois paradoxale.
Le PSG se maintient: un Grand Bluff. Au crépuscule d’une saison au dénouement longtemps incertain, la cellule “Investigation et P’tit rosé frais” de Paris Sonne le Glas a voulu tenter de comprendre la stratégie sous-jacente menée de haute volée par nos dirigeants.
Si, il y en avait une, obligé. A ce titre, nous avons contacté le maître absolu es stratégie, le poker coach, môôôsieur Patrick Bruel, afin qu’il nous explique enfin les stratagèmes machiavéliques de notre géniale direction qui échappent à nos esprits trop simples. M. Bruel, en situation critique jusqu’à la dernière journée en championnat, vainqueur de la coupe de la ligue et finaliste de la coupe de France, comment comprenez-vous la stratégie du PSG cette saison ? C’est fort. Oui, oui, mais on s’en fout. Haha, cela s’appelle un spécial Mike Matusow. Certes, mais comment expliquer que Le Guen alignait une équipe bis en coupes dans ce cas là ? Or c’est là que réside le piège.