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Erasme (1/5)

23 avril 2013

Erasme (1/5)

Ecrits d’Erasme

Sur la Bible. « C’est aux sources mêmes que l’on puise la pure doctrine ; aussi avons-nous revu le Nouveau Testament tout entier d’après l’original grec, qui seul fait foi, à l’aide de nombreux manuscrits des deux langues, choisis parmi les plus anciens et les plus corrects [...] Nous avons ajouté des notes pour justifier nos changements, expliquer les passages équivoques, ambigus ou obscurs, rendre moins facile dans l’avenir l’altération d’un texte rétabli au prix d’incroyables veilles. »

Erasme, Lettre à Léon X, pape. Préface à l’édition du Nouveau Testament.

Sur la Guerre.

« La guerre est le plus grand des maux. [...] Un bon prince n’accepte jamais aucune guerre, excepté quand, après avoir tout tenté, il ne peut l’éviter par aucun moyen. Si nous étions dans ces dispositions là, il n’y aurait pour ainsi dire jamais de guerre nulle part. Enfin si cette peste ne peut vraiment être évitée, que le prince s’attache, du moins, à la faire avec un minimum d’inconvénients pour les siens, en versant le moins possible du sang chrétien et qu’il la termine le plus vite possible. [...] Que le Prince vraiment chrétien réfléchisse à la différence qu’il y a entre l’homme, être né pour la paix et l’amour, et les bêtes sauvages nées pour la rapine et la guerre. » Erasme, Institution du prince chrétien, 1516

Sur l’éducation

« Tu vas me demander de t’indiquer les connaissances qui correspondent à l’esprit des enfants et qu’il faut leur infuser dès leur prime jeunesse. En premier lieu, la pratique des langues. Les tout-petits y accèdent sans aucun effort alors que, chez les adultes, elle ne peut s’acquérir qu’au prix d’un grand effort. »

Erasme, Lettre à Guillaume, duc de Clèves, sur l'éducation, 1529

Courrier d’un admirateur. « Vous n’aviez jamais vu mon visage, mon nom même n’était pas connu, et vous avez fait mon éducation, vous n’avez cessé de me nourrir du lait irréprochable de votre divine science ; ce que je suis, ce que je vaux, c’est à vous seul que je le dois : si je ne le faisais pas savoir, je serais le plus ingrat des hommes du temps présent et à venir. C’est pourquoi je vous salue, et vous salue encore, père tout plein d’amour, vous qui êtes le père de votre patrie et sa gloire, défenseur des lettres, vous qui écartez le mal, et qui êtes le champion invincible de la vérité. »

François Rabelais, extraits d’une lettre à Erasme, 30 novembre 1532