De l’invariabilité en français (ou de la fois où le masculin a cessé de l’emporter sur le féminin)… Le français du Québec est différent du français de France à bien des égards.
Certaines différences sont inconscientes et témoignent d’une évolution linguistique parallèle, alors que d’autres sont conscientes et témoignent plutôt d’une évolution dans la société. La féminisation des titres est un exemple de différence consciente. Au Québec, on dit madame la Ministre et non madame le Ministre, et la mairesse n’est pas la femme du maire, mais bien celle qui occupe le poste. Cette tendance à la féminisation des titres nous a même valu les commentaires négatifs de feu Maurice Druon, qui prétendait que, bien que parlant un français attachant et pittoresque, les Québécois n’avaient pas voix au chapitre quant à l’élaboration de la norme.
Joanne Hubert et Denyse Octeau ont très bien résumé la situation dans cet article (pdf). Je suis très fière de ma société. Féminisation - On ne peut être neutre ! Au Québec, au début des années 1980, l’Office québécois de la langue française (OQLF) lance les bases des règles de féminisation des titres et des fonctions.
Malheureusement, 30 ans plus tard, la guerre n’est toujours pas gagnée et quelques batailles doivent encore être livrées, mais on doit admettre qu’on voit de moins en moins de ces imprononçables « directeur-trice » et « chanteur-teuse ». Lors d’une table ronde axée sur le thème de la féminisation de la langue, des spécialistes du Québec, de l’Europe et de l’Afrique dresseront un état des lieux à propos de cette notion à géométrie variable. Louise-Laurence Larivière participera activement à la discussion, puisque le sujet la passionne. Mme Larivière enseigne au Département de linguistique et de traduction de l’Université de Montréal. En 2000, elle publie chez Boréal un pamphlet portant le titre, ambivalent à dessein, de Pourquoi en finir avec la féminisation linguistique.
Réalisme En général, ces arguments n’ont plus cours. Guide du langage non sexiste. Pondu par Lady Dylan le 12 juin 2012 C’est presque un sujet du bac de philo : le langage forme la pensée. Pour un monde moins sexiste, il faudrait donc rendre les femmes plus visibles dans la langue. Voyons comment. Dans l’introduction du Deuxième Sexe, Simone de Beauvoir décrivait la femme en tant qu’Autre, face à un homme qui est « le Sujet », « l’Absolu ». Cette observation se traduit parfaitement dans la langue française, où il n’existe pas de genre neutre et où c’est le masculin qui remplit cet office. Les féministes et les militant·e·s queer ont trouvé des moyens de contrer cette « invisibilisation » du genre féminin, lorsque l’on parle d’un groupe de personnes ou de quelqu’un dont le sexe n’est pas connu (par exemple, « l’usager » dans un texte administratif).
Le plus simple est d’utiliser des mots épicènes, c’est-à-dire non marqués par le genre, pouvant être employés indifféremment au féminin ou au masculin. La typographie du langage non sexiste Que peut-on alors utiliser ? Hen: Sweden’s new gender neutral pronoun causes controversy. By most people’s standards, Sweden is a paradise for liberated women.
It has the highest proportion of working women in the world, and women earn about two-thirds of all degrees. Standard parental leave runs at 480 days, and 60 of those days are reserved exclusively for dads, causing some to credit the country with forging the way for a new kind of nurturing masculinity. In 2010, the World Economic Forum designated Sweden as the most gender-equal country in the world. But for many Swedes, gender equality is not enough. Many are pushing for the Nordic nation to be not simply gender-equal but gender-neutral.
Activists are lobbying for parents to be able to choose any name for their children (there are currently just 170 legally recognized unisex names in Sweden). The Swedish Bowling Association has announced plans to merge male and female bowling tournaments in order to make the sport gender-neutral. Today's hen champions, however, have a distinctly political agenda. Courrier international-Mozilla Firefox.