17octobre1961
Le webdocumentaire La nuit oubliée retrace le 17 octobre 1961 : massacre d'Algériens à Paris volontairement ignoré par l'Etat Français. 50 ans après, il s'agit de reconstruire une parcelle de notre mémoire collective en replaçant le contexte, en situant les lieux et personnages principaux, et surtout en donnant la parole à ses derniers témoins.
Le 17 octobre 1961 à travers les journaux TV de 1996 à 1999. Il y a cinquante ans, le 17 octobre 1961, la manifestation pacifique des Algériens, qui défilaient dans Paris à l’appel du FLN pour protester contre le couvre-feu qui leur était imposé, fut réprimée avec une très grande brutalité par la police.
On ne saura jamais le nombre exact des Algériens qui ont succombé sous les coups de la police de Papon, mais on sait qu’ils ont été des dizaines sinon des centaines, que des dizaines d’entre d’eux furent jetés dans la Seine, et que plus de 11 000 furent interpellés. Le nombre des victimes et la brutalité de la répression ont longtemps été occultés par Maurice Papon. Le 20 mai 1998, Jean-Luc Einaudi écrivit dans Le Monde : « En octobre 1961, il y eut à Paris un massacre perpétré par des forces de police agissant sous les ordres de Maurice Papon ». Papon lui intenta un procès pour diffamation. C’est la relaxe dont bénéficia Jean-Luc Einaudi en février 1999 qui permit d’établir la réalité d’une répression d’une violence inouïe.
L'oubli comme mémoire collective. « La seule chose que les membres d’un groupe ou d’une société partagent réellement, c’est ce qu’ils ont oublié de leur passé commun » (Candau, 1996 : 64) 1Sans mémoire, l’homme social n’est pas.
Si cette proposition suscite un large consensus, l’importance de l’oubli fait plus rarement évidence. Pour l’illustrer, je me pencherai sur une métaphore littéraire explicite que nous devons à Jorge Luis Borges : « Funes el memorioso » (1994 : 210-233). Son éloquence quant à la ténuité du lien unissant mémoire et expérience du présent esquisse déjà mon objet. Funes, personnage hyper mnésique pour lequel chaque moment passé revêt la force de l’instant, ne parvient pas à vivre librement sa vie tant ses souvenirs submergent son présent. 3La guerre d’Algérie dure depuis près de sept ans. Un prompt déni d’État 5 Bien que la position du Parti communiste n’ait pas toujours été aussi favorable à cette indépendanc (...)
Une presse hésitante Que s’est-il officiellement passé ? Censure et saisies. Proposition de loi pour la reconnaissance de la répression. Tendant à la reconnaissance de la répressiond'une manifestation à Paris le 17 octobre 1961, Par Mme Nicole BORVO COHEN-SEAT, M.
Robert BRET, Mmes Éliane ASSASSI, Marie-France BEAUFILS, MM. Michel BILLOUT, Yves COQUELLE, Mmes Annie DAVID, Michelle DEMESSINE, Évelyne DIDIER, MM. Guy FISCHER, Thierry FOUCAUD, Mme Gélita HOARAU, MM. Robert HUE, Gérard LE CAM, Mmes Hélène LUC, Josiane MATHON-POINAT, MM. Sénateurs. (Renvoyée à la commission des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement).
Mesdames, Messieurs, Quarante cinq années se sont écoulées depuis le 17 octobre 1961. M. L'action des forces de l'ordre que dirigeait donc M. Les hommes qui manifestaient à mains nues furent molestés, torturés et massacrés. Liste des victimes de la repression de la manifestation du 17 octobre 1961 a Paris. Journaux d'Alger de 1954 1962 Echo d'Alger, depeche quotidienne, le journal, la chronologie. Lanuitoubliee. La nuit oubliée Trailer 17 octobre 1961. La nuit oubliée, La nuit oubliée - 17 octobre 1961. The project Le 17 octobre 1961 est un moment oublié de l’histoire de France.
Longtemps, les atrocités commises pendant cette manifestation pacifique d’Algériens ont été passées sous silence par le gouvernement et les médias français. Aujourd’hui, on en sait beaucoup sur la violence de cette nuit : au moins 200 Algériens ont été tués, abttus, frappés ou jetés à la Seine ; 11 500 autres ont été arrêtés et souvent torturés.
Help. Diaporama 17 octobre 1961.